41 présent de l’indicatif au singulier (je clos, tu clos, il clôt), de l’impératif (clos) et du participe passé (clos, close) sont usuelles. Ex. La séance de l’assemblée fut close très tard en fin de journée. Je suis parvenue à clore la discussion avant qu’elle ne s’envenime. CLOTURER : Le verbe clôturer est dérivé du nom clôture, qui est de la même famille que clore. On l’emploie notamment avec le sens propre d’« entourer, fermer avec une clôture ». Clôturer est aussi utilisé en français avec le sens figuré de « terminer ou déclarer terminée une chose », qu’il partage avec clore. Certains ouvrages normatifs considèrent que ce sens figuré de clôturer est employé abusivement et qu’il serait préférable de le réserver à clore, mais comme ce dernier ne peut pas être employé dans toutes les formes de conjugaison, clôturer l’a progressivement remplacé dans ce sens et a réussi à s’implanter dans l’usage. On notera cependant qu’on doit éviter d’employer clôturer au sens de « fermer ». Ex. Nous allons clôturer la piscine creusée avec une barrière en fer forgé. Cette année-là, ils clôturèrent la saison théâtrale par la pièce controversée Les fées ont soif. Nous clôturerons la séance de travail par une réflexion sur le climat morose qui règne au sein de la direction depuis quelque temps. COMPREHENSIF/COMPREHENSIBLE COMPREHENSIF : se dit d’une personne qui comprend les autres et les excuse volontiers. L’adjectif peut aussi avoir, en logique, le sens de « qui embrasse par sa signification un nombre plus ou moins grand d’êtres ». Cette dernière définition suppose que moins un concept désigne d’êtres, plus il est précis et compréhensif. Le suffixe -if, ayant servi à former cet adjectif, signifie « qui accomplit l’action exprimée par la base du mot ». Ex. Un professeur compréhensif a plaidé en faveur de l’étudiant accusé de méfait. Le concept d’« animal » est plus compréhensif que le concept d’« être ». COMPREHENSIBLE : signifie « qui peut être compris facilement » ou « que l’on peut expliquer, admettre facilement ». Le suffixe-ible, ayant servi à former cet adjectif, exprime la possibilité passive et a donc le sens de « qui peut être » ou de « que l’on peut ». Il s’emploie essentiellement pour qualifier des textes, des paroles ou des attitudes que l’on comprend, que l’on admet sans difficulté. Ex. Ce livre est compréhensible par les tout-petits. Dans l’état où Joseph se trouve, son geste est compréhensible. Il est compréhensible qu’après cet échec Élise ne veuille plus nous voir.
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