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préparer qu’ils ne répondent plus au téléphone. Il a passé plus de
temps à s’amuser, si bien qu’/de sorte qu’il a pris un retard
considérable dans la rédaction de son mémoire de fin de cycle.
tant de travail que vous ne puissiez répondre au téléphone ?
Hypothèse ou condition. Conjonctions : excepté si, du
moment que, si jamais, sauf si, selon que, suivant que, au cas où,
même si, quand bien même, si, que : lorsqu’il reprend un si
hypothétique, etc. Exemples : Du moment que tu le veux, cela
marchera. Au cas où il ferait beau demain, nous pourrions
envisager une promenade dans les bois. Si / si jamais il faisait
beau demain, nous pourrions envisager une promenade à la plage.
Hypothèse ou condition. Conjonctions : à condition que, à
moins que, à supposer que, en supposant que, en admettant que,
pour peu que, pourvu que, soit que… soit que, supposé que, dans
l’hypothèse où, etc. que : lorsqu’il reprend un si hypothétique.
Exemples : Pour peu/pourvu que tu le veuilles. Il sera déclaré
champion du monde à condition que ses contrôles anti-dopage
soient bons. En admettant que / en supposant que / à supposer
que / la décision soit prise.
III.9. Les impropriétés et incorrections les plus courantes de la langue française Il importe de s’attarder dans le présent sous-point aux impropriétés et incorrections les plus de la langue française. Bien que la nuance entre ces deux termes soit difficile à cerner, on se gardera de confondre l’impropriété, qui désigne « l’emploi inapproprié d’un mot, d’un style ou d’une expression dans un sens qu’il n’a pas » avec l’incorrection qui concerne « ce qui est incorrect dans un énoncé ou un texte ». Retenons qu’un recueil d’impropriétés et d’incorrections langagières altèrent la qualité de l’expression orale et écrite d’un grand nombre de locuteurs de ladite langue. Ces impropriétés et incorrections langagières peuvent être des anglicismes, des archaïsmes, des solécismes, des barbarismes, des pléonasmes, des ambiguïtés, des contresens. Qu’on prenne ici pour exemple, les diverses tournures verbales ou non verbales incorrectes les plus régulièrement rencontrées dans nos documents écrits comme dans nos conversations quotidiennes. 1. Les anglicismes L’usage du français contemporain est marqué par de nombreux anglicismes. Il faut entendre par « anglicisme », un mot, une locution, une orthographe, une structure syntaxique ou une acception qu’un usager de la langue de Molière emprunte légitimement ou non à la langue de Shakespeare. Pendant que certains emprunts sont déjà admis depuis longtemps dans la langue française et même aux dictionnaires académiques, d’autres sont critiqués et jugés abusifs, impropres, voire inutiles en raison de l’existence des équivalents en français pour désigner les réalités exprimées. Ce qu’il est convenu d’appeler « anglicisme » se conjugue au pluriel. Ainsi parle-t-on d’anglicisme orthographique, sémantique, lexical, syntaxique, typographique, etc.