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rabaisser et m’humilier. Je déteste cuisiner et c’est un fardeau que je me suis imposé durant de longues années. C’est seulement des années plus tard que je comprends que les gens nous traitent selon notre consentement. Si nous n’im- posons pas le respect, nous pouvons être sûrs de ne pas l’obte- nir. Mais c’est un acte qui demande beaucoup de courage quand vous êtes envahi par les nombreuses peurs qui vous habitent. Or, c’est justement l’acte qu’il est nécessaire de poser si vous voulez dépasser ces peurs. Tout au long de cette relation, j’ai eu des tas de problèmes de santé plus ou moins graves, dont une rectocolite hémorragique survenue lors d’un conflit au cours de ma sixième année de mariage. J’en parlerai plus en détail dans un prochain chapitre. Après la naissance de mon premier enfant j’ai subitement commencé à avoir de fortes migraines qui m’ont parfois immo- bilisée jusqu’à trois jours consécutifs. Ces migraines ont duré des années et n’ont commencé à se résorber qu’après ma sépa- ration. Il m’arrive encore aujourd’hui d’en avoir, parfois, mais elles sont beaucoup plus rares et d’une intensité beaucoup plus supportable. Comme j’en comprends assez rapidement le sens, elles disparaissent facilement d’elles-mêmes. J’ai également eu une parodontite chronique détectée après ma séparation mais ayant débuté au cours des dernières années de cette relation. Elle a été détectée juste à temps pour m’épargner un déchaus- sement dentaire quasi total. Une maladie qui symbolisait parfai- tement ma perte de goût pour la vie. Je n’avais vraiment plus du tout envie de croquer la vie à pleines dents. Toutes ces maladies étaient l’expression extérieure, à travers mon corps, de mon mal être intérieur. Ma dépendance affective était d’un tel degré que je mettais ma santé en danger sans le savoir, par ignorance du fait que ma vie était totalement à l’op- posé de ce que Je Suis véritablement. 19 Confidences d’une ancienne dépendante affective