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* * * Au cours d’un après midi, quelques jours avant les fêtes de cette fin d’année 2002, je faisais mes achats de Noël dans un centre commercial de la région Parisienne en compagnie de mon amie Joa, de sa fille et de mon fils âgés respectivement de dix-huit et six mois. Au beau milieu de cette grande galerie parée de décorations de Noël et remplie de foule, je confiais, une fois de plus à mon amie, mes problèmes chroniques du moment. Et c’est là que soudain, elle s’arrête brusquement pour me dire sur un ton assu- mé qu’elle en avait plus qu’assez de supporter mon attitude négative et victimiste, mes plaintes et mes jérémiades à lon- gueur de temps. Ses mots percutèrent de plein fouet ma conscience, mon âme et tout mon Être jusqu’alors complètement anesthésiés. Je n’en croyais pas mes oreilles! Je ne l’avais jamais entendu me par- ler de cette façon. J’étais là, clouée sur place, prise au dépour- vu, estomaquée par ce que je venais d’entendre et incapable de prononcer un mot; je me sentais si gênée, honteuse et dévisa- gée par cette foule qui nous entourait. Joa poursuivit en me disant qu’elle n’avait plus envie de continuer à entretenir notre relation dans de telles circonstances et qu’elle ne pouvait plus rien faire pour m’aider hormis le fait de me conseiller un livre: – « Tu le lis si t’en as envie, si t’en n’as pas envie tu ne le lis pas! Mais ne viens plus te plaindre à moi en permanence de tous tes problèmes, j’en ai assez! » Je n’avais qu’une envie, disparaître de la surface de la terre, tellement je me sentais mal, désespérée et impuissante. Mais 20 Confidences d’une ancienne dépendante affective

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