Thierry casasnovas sortir de l’épuisement grâce à loi


13 Sortir de l’épuisement Que ce soit par exposition ponctuelle au froid, au chaud ou par privation ponctuelle de nourriture, d’eau ou d’oxygène, ce sont à chaque fois les mêmes mécanismes qui sont enclenchés dans le corps. C’est extrêmement intéressant, car si vous ne souhaitez pas tenter le jeûne par exemple, vous pouvez tester le froid ou l’hypoxie intermittente. Choisissez l’approche qui vous convient le mieux car toutes activent les mêmes mécanismes et passent par la sollicitation d’une même protéine appelée la PGC1-alpha. C’est principalement elle qui régule la multiplication des mitochondries, c’est-à-dire les centrales énergétiques du corps comme nous l’avons vu au chapitre 4. Cela implique plus d’énergie produite, plus de chaleur, plus de vitalité au quotidien et plus d’adaptation. Comme les autres techniques exposées ici, l’hypoxie intermittente augmente la production de BDNF (Brain-Derived Neurotrophic Factor), facteur de croissance neuronal qui favorise la croissance et la régénération du système nerveux, la production d’adrénaline et de noradrénaline qui favorise la circulation sanguine, la transformation de graisses blanches en graisses brunes. Il y a aussi une augmentation du niveau de leptine, hormone qui régule les prises alimentaires et une régulation de la production d’une enzyme appelée MDOR, enzyme de prolifération tumorale. Les bénéfices de l’hypoxie intermittente et des autres techniques tirées de la loi de l’hormèse sont donc immenses ! Il faut savoir que ce n’est pas le niveau d’oxygène dans le sang qui enclenche le besoin de respirer mais plutôt le niveau de CO2. Lors d’une inspiration, l’oxygène entre dans les bronches et les bronchioles, passe dans le sang, arrive dans les cellules au niveau des mitochondries. Il est utilisé pour produire de l’énergie. Ce qui est rejeté par le métabolisme cellulaire, c’est du CO2 qui constitue donc un déchet. Il y a donc un équilibre dans le sang entre oxygène et dioxyde de carbone. Il faut que cet équilibre soit respecté pour que l’oxygène puisse être utilisé par les cellules. Quand le niveau de CO2 augmente dans le sang, le besoin de revenir à l’équilibre pousse le corps à prendre de l’air pour faire entrer de l’oxygène. A l’inverse, des niveaux très bas de CO2 vont empêcher l’oxygène de passer du sang vers les cellules afin de maintenir cet équilibre. Trop peu de CO2 dans le sang amène donc à une mauvaise utilisation de l’oxygène, voire à une hypoxie au niveau de la cellule. Il existe de nombreuses méthodes pour pratiquer l’hypoxie intermittente, je vais ici vous en présenter deux. – La première vient d’un médecin russe, le docteur Buteyko, connu pour avoir soigné des milliers de malades asthmatiques. Il a détecté chez ses patients des niveaux de CO2 dans le sang trop bas, ce qui impliquait également des niveaux trop bas d’oxygène capables de passer dans les cellules. Il a donc utilisé une méthode de respiration nasale, avec des arrêts volontaires de respiration pour augmenter les niveaux de CO2 dans le sang et favoriser une meilleure utilisation de l’oxygène. Il avait un test pour vérifier la capacité de chacun à bien utiliser son oxygène : il suffisait de prendre une bonne inspiration par le nez, de souffler jusqu’au bout et de compter le nombre de secondes en apnée qu’il était possible de tenir. A moins de 20 secondes, la capacité est faible. Entre 20 et 30 secondes, c’est plutôt bien, au- delà de 40 secondes, la capacité à utiliser l’oxygène est excellente. “ L’hypoxie intermittente augmente la production de globules rouges et de cellules souches. Comme les autres techniques dérivées de l’hormèse, elle permet de produire plus d’énergie, plus de chaleur, plus de vitalité et plus d’adaptation.”

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