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21 Sortir de l’épuisement 10. LE JEÛNE DE PUISSANCE Le jeûne correspond à l’absence de nourriture ou dans le cas du jeûne sec, à l’absence de nourriture et d’eau. Dans le cadre de la loi de l’hormèse, le jeûne sec intermittent sera la voie la plus appropriée. En effet, je jeûne hormétique répond à deux caractéristiques : – L’intensité qui se traduit pour le jeûne par l’absence de nourriture et d’eau. En effet, l’absence d’eau va obliger l’organisme à puiser rapidement dans ses réserves de graisses pour produire de l’eau métabolique. La phase de jeûne profond intervient donc beaucoup plus rapidement en jeûne sec. De plus le phénomène d’autolyse qui dirige le peu de nourriture qui reste vers les cellules les plus saines au détriment des cellules abimées destinées donc à mourir, est renforcé en l’absence d’eau. Le peu d’eau métabolique disponible puisé dans la lymphe, le sang et les cellules graisseuses brûlées, est également dirigé vers les cellules les plus saines, renforçant ainsi le phénomène d’autolyse. – La brièveté, qui dans le cadre du jeûne correspond parfaitement au jeûne intermittent. Dans la première phase du jeûne (jusqu’à un jour et demi), il y a un énorme boost d’adrénaline, de noradrénaline, BDNF, PGC1-Alpha et FNDC5. Au bout de 2 à 3 jours, ces facteurs commencent à décroitre et le corps entre en adaptation. Or, ce que l’on recherche, c’est justement le rush de ces différents facteurs entrainant la multiplication des mitochondries et une élévation du métabolisme. Et en jeûne sec, cette élévation est particulièrement tangible en raison du stress intense que rencontre le corps. Le manque d’eau et de nourriture est un facteur vertueux qui conduit l’organisme à améliorer ses performances pour faire face à cette pénurie. Ce processus s’explique facilement : en période de privation, le corps met en place différents mécanismes pour apporter de l’énergie afin d’aller chercher de la nourriture, avec notamment une amélioration des performances musculaires et neuronales. L’abstinence nous rend donc plus intelligents et plus forts ! Quand on parle d’hormèse et de ses différentes formes d’applications (froid, chaud, hypoxie, exercice, jeûne), on peut jouer sur deux facteurs : la durée et l’intensité. Par expérience, le meilleur facteur sur lequel jouer, c’est la durée. Il vaut mieux expérimenter une très forte intensité sur une durée très courte qu’une intensité moyenne sur une durée plus longue. Plus grande sera l’intensité, plus favorable et positive sera la réponse du corps. Préférez par exemple 10 secondes de bain froid à 2°C plutôt que 2 ou 3 minutes de bain à 15°C. Dans le cadre du jeûne également, visez l’intensité en privilégiant le jeûne sec sur une durée qui dépendra de votre capacité adaptative. N’hésitez pas à visionner l’ensemble des vidéos que j’ai réalisées sur le jeûne. Elles sont nombreuses et très détaillées. “ Le jeûne hormétique doit être bref et intense : le jeûne sec intermittent correspond parfaitement à ces deux caractéristiques. ” “ Il vaut mieux viser une très forte intensité sur une durée très courte. Plus grande sera l’intensité, plus favorable et positive sera la réponse du corps. ”