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5 Sortir de l’épuisement n’importe quoi au quotidien ! C’est plutôt d’augmenter votre capacité adaptative et au quotidien de rester attentif à ne pas la sur-solliciter. Ce faisant, le jour où vous n’aurez pas le choix et que vous devrez vous adapter, vous aurez la pleine puissance pour le faire. Comment élargir notre capacité adaptative ? Nous allons pour cela nous baser sur la loi de l’hormèse. Celle-ci nous indique qu’un muscle sous-employé s’atrophie et qu’un muscle suremployé va à la rupture. S’il est employé à la limite de la rupture de façon ponctuelle, en lui donnant un temps de repos suffisant derrière, il se renforce. La loi de l’hormèse est une loi du repos. Il n’y a pas de régénération et de récupération de la capacité adaptative en dehors du repos. Mais au lieu d’un repos simplement passif, il va s’agir d’un repos avec des pics de sollicitation à la limite de votre capacité adaptative. Pour connaitre cette limite, il va falloir expérimenter par vous-même. La limite supérieure correspond à la phase de panique, au-delà du simple inconfort qui lui est bénéfique. Il est essentiel de rester dans les limites de votre capacité adaptative et surtout de respecter un temps de repos suffisamment important. Ainsi vous allez voir votre capacité adaptative s’élargir de plus en plus pour devenir plus fort. 3. BASES PHYSIOLOGIQUES DES SYSTÈMES NERVEUX, IMMUNITAIRE ET ENDOCRINIEN L’adaptation dont nous avons beaucoup parlé jusqu’ici, recouvre de nombreux systèmes et en particulier les systèmes nerveux, immunitaire et endocrinien. La science moderne nous a appris à étudier notre fonctionnement physiologique au travers de la séparation des organes. Mais quand on commence à s’intéresser aux fonctions du corps, il est impératif de considérer l’individu dans sa globalité. Et dans cette logique, l’amélioration de la capacité adaptative va avoir des incidences positives sur tous les systèmes à la fois et sur les équilibres internes qui interviennent entre eux. Le vivant est un système complexe et il est vain d’essayer d’avoir une action précise sur l’un ou l’autre de ces mécanismes de manière séparée. Par exemple, il est erroné de parler d’une thyroïde paresseuse sans que tout l’axe appelé HPTA (hypothalamus, pituitaire, thyroïde, surrénales) soit touché également. Le système nerveux est le système de communication le plus rapide du corps. Il émet des influx électriques permettant d’amener des informations dans le cerveau puis, au niveau du système nerveux central, de renvoyer des informations dans tout le corps pour réagir à l’information initiale. On peut distinguer 2 branches du système nerveux : le système nerveux volontaire et le système nerveux autonome. Le système nerveux volontaire concerne uniquement les muscles par des actions délibérées alors que le système nerveux autonome concerne tous les organes, muscles et tissus du corps mais ne nécessite aucune volonté de notre part. Dans le système nerveux autonome on considère à nouveau 2 sous-systèmes : le système nerveux sympathique et le système nerveux parasympathique. Le système nerveux sympathique est à considérer comme une pédale d’accélération. Il donne comme information à un organe de se mettre en marche, d’accélérer, de “ Loi de l’ hormèse : un organisme vivant soumis à un stress intense mais ponctuel suivi d’un temps de repos suffisant, s’améliore. ”