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6 Sortir de l’épuisement s’adapter. A l’inverse, le système nerveux parasympathique a pour fonction de demander à un organe de ralentir, c’est la pédale de frein du corps. On peut donc en déduire que le système nerveux sympathique est celui de l’adaptation alors que le système nerveux parasympathique est celui de repos. Pour fonctionner, le système nerveux sympathique va utiliser des neurotransmetteurs, messagers chimiques indispensables à la conduction nerveuse. Parmi ces neurotransmetteurs, on trouve majoritairement de l’adrénaline et de la noradrénaline. Le système endocrinien est un ensemble de glandes produisant des hormones. Comme le système nerveux qui envoie des informations dans tout l’organisme par le biais d’influx électriques, le système endocrinien utilise quant à lui des messagers chimiques appelées hormones via le sang pour communiquer avec les autres organes. Il est composé de : – la glande pituitaire, – la glande pinéale qui produit de la mélatonine et régule les cycles de veille et de sommeil, – la thyroïde et la parathyroïde qui sont les glandes du métabolisme (vitesse de fonctionnement dans le corps) et du calcium, – le thymus, organe de l’immunité, – les glandes surrénales au-dessus des reins – les gonades ou les ovaires L’adrénaline et la noradrénaline que j’ai évoquées précédemment sont des hormones produites par les glandes surrénales. Leur production est souvent perturbée en cas d’épuisement du système adaptatif. Longtemps en médecine moderne ou naturelle, on a considéré que l’épuisement correspondait à un déficit de production de ces différentes hormones et neurotransmetteurs : adrénaline, noradrénaline, cortisol, hormone thyroïdienne… On parle aujourd’hui de dérégulation du système car chez certaines personnes présentant tous les signes de l’épuisement il n’y a pas de baisse de production de ces neurotransmetteurs et hormones. Lorsque le corps est soumis à un stress chronique, les différentes hormones dites de « stress » vont bombarder régulièrement les récepteurs du corps à ces hormones. Et à force de sollicitations, la sensibilité de ces récepteurs diminue afin de préserver le corps. Nous ne sommes pas faits pour l’adaptation permanente ! Il est possible d’avoir une baisse de la production ou une baisse de la sensibilité des récepteurs à l’adrénaline ou la noradrénaline. Ces hormones jouent notamment un rôle essentiel dans la contraction cardiaque. Les personnes présentant un épuisement du système adaptatif vont avoir une moindre production d’adrénaline et de noradrénaline ou une moindre sensibilité à leurs récepteurs. De fait, la pression artérielle diminue, et le sang a de plus en plus de mal à atteindre les zones périphériques du corps. Cela va se traduire par exemple par des mains et des pieds froids avec une peau sèche voire gercée, et au niveau du cerveau par de la dépression due à un défaut de “ Adrénaline et noradrénaline : neurotransmetteurs du système nerveux sympathique, donc du système adaptatif. ” “ Epuisement : baisse de production des hormones et neurotransmetteurs OU baisse de sensibilité des récepteurs associés. ”