Thierry casasnovas sortir de l’épuisement grâce à loi


8 Sortir de l’épuisement monodiète en général) demande une énorme capacité adaptative au corps. En effet, dans le sang il y a des équilibres très précis, il y a notamment beaucoup plus de sodium que de potassium. Donc, en cas de cure de bananes dépourvue de sodium, le corps va devoir s’adapter et demander aux reins de retenir le sodium via la production d’aldostérone. Or en cas d’épuisement, l’aldostérone ne va pas jouer son rôle correctement, le corps ne pourra pas retenir le sodium (et ses minéraux en général) et vous éprouverez une véritable aversion pour les bananes très rapidement ! Les minéraux étant alcalins, si vous testez le pH de votre urine, il y a de fortes chances que celui-ci soit alcalin ce qui n’est pas une bonne chose contrairement à ce qu’on entend partout car cela signifie que vous perdez vos minéraux. Donc l’épuisement indique une déminéralisation. Tous ces systèmes sont complexes et interagissent les uns avec les autres. L’adrénaline influe sur le système nerveux et le système nerveux influence la production d’adrénaline. Le cortisol peut bloquer l’information et le fonctionnement des hormones thyroïdiennes. Il est donc essentiel de considérer ce système dans son ensemble et non pas de manière séparée. Quand on fait travailler le système adaptatif selon la loi de l’hormèse (repos et des pics de sollicitations dans la limite de la capacité adaptative), c’est tout le système adaptatif dans son ensemble qui va être amélioré (systèmes immunitaire, nerveux et endocrinien). 4. LA FORCE PAR L’EXPOSITION AU FROID Le froid est particulièrement redouté par les personnes épuisées. La tentation est donc très grande de se couvrir dès la première sensation de froid. Mais comme nous l’avons vu, une fonction qui n’est pas sollicitée, s’atrophie. Et même si la grande sensibilité au froid s’explique par la sur-sollicitation du système adaptatif, ce n’est pas en se coupant du froid de manière drastique que vous allez résoudre la situation. En empêchant votre système de s’adapter, vous le rendez paresseux. Même en cas d’épuisement chronique, il est nécessaire de solliciter notre capacité adaptative dans la limite de ce qu’elle peut fournir mais certainement pas de la sous- solliciter. D’ailleurs, en cas de mains ou pieds froids, vous aurez beau ajouter autant de couches de vêtements que vous voulez, vous n’arriverez pas à les réchauffer car vous ne résolvez pas le problème initial, à savoir un défaut d’irrigation sanguine dans les extrémités. La problématique est donc de ramener du sang dans ces parties du corps. Il faut savoir que nous sommes bien mieux équipés pour résister au froid qu’au chaud. Au niveau physiologique, lorsqu’on est exposé au froid, la première réponse du corps vient du système nerveux sympathique qui va solliciter la production d’adrénaline et de noradrénaline. Des niveaux chroniquement élevés de ces 2 hormones sont extrêmement délétères pour le corps. Produites de façon ponctuelle, elles ont la propriété d’activer des boucles vertueuses dans le corps au niveau de la limitation de l’inflammation. La noradrénaline favorise la focalisation et la concentration. Elle régule aussi la vasoconstriction et donc le fait de mieux irriguer les zones périphériques du corps. “ Plus vous vous protégez du froid, plus vous affaiblissez votre résistance au froid.”

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