Thierry casasnovas sortir de l’épuisement grâce à loi


9 Sortir de l’épuisement Globalement, nous sommes pour la plupart en sous-production d’adrénaline et de noradrénaline, encore une fois par sur-sollicitation chronique de notre système adaptatif. Même sur un organisme fatigué, il va être nécessaire de provoquer des pics d’adrénaline et de noradrénaline pendant un temps bref, et donc de s’exposer au froid dans la limite de la capacité adaptative de chacun. Lorsque vous êtes exposé au froid, il se produit une énorme explosion de votre système immunitaire. Les lymphocytes T et les lymphocytes NK (Natural Killer), régulateurs de l’immunité cellulaire, augmentent alors fortement. Dans les pays nordiques, les bains froids sont d’ailleurs utilisés pour renforcer l’immunité. Il y a également production de protéines appelées « cold shock proteins » qui ont une action neurotrophique, c’est-à-dire qu’elles vont favoriser le nettoyage, la reconstruction et la régénération du système nerveux. Ce sont des facteurs essentiels pour les animaux qui hibernent, en permettant d’assurer le nettoyage et la régénération de leur système nerveux grâce à la production de ce type de protéines. Mais là où le froid est vraiment essentiel, c’est sur le plan métabolique. Vous avez certainement vu des enfants jouer dehors en T-shirt et en short alors qu’il fait très froid. Or notre première réaction en tant que parents ou grands-parents est de leur demander de se couvrir. Chez les enfants, les graisses ont une structure différente de celle des adultes. On parle de graisses brunes chez les enfants et de graisses blanches chez les adultes. Pour rappel, la graisse chez l’être humain est le produit de stockage (chez les plantes, le stockage se fait sous forme d’amidons). Or, dans les cellules adipeuses des graisses brunes, on trouve des mitochondries, qui agissent comme des centrales de production d’énergie dans le corps. Les graisses blanches sont quant à elles dépourvues de ces mitochondries. Il ne s’agit pas d’une situation inéluctable pour les adultes, c’est en fait notre mode de vie qui fait que nous n’avons pas ou pas assez de graisses brunes. Les graisses brunes servent de réserves mais sont également capables de produire de l’énergie et donc de la chaleur. Les adultes ont davantage de masse grasse que les enfants et pourtant ils sont bien plus sensibles au froid. En plus de produire de l’énergie et de la chaleur, les mitochondries ont l’avantage de consommer de la masse grasse. Or, le froid va permettre de convertir la graisse blanche inerte en graisse brune. Si nous avons perdu notre graisse brune au fil des années, c’est par sous-sollicitation de notre capacité adaptative au froid. Contrairement à nos grands-parents autrefois, nous avons le chauffage central et une température stabilisée toute l’année dans nos habitations. L’exposition au froid va permettre de fabriquer plus de chaleur et d’énergie, d’augmenter le métabolisme et de perdre de la masse grasse. L’exposition au froid augmente également fortement la production d’antioxydants, en particulier le glutathion produit par le foie. D’autre part, en augmentant le nombre de mitochondries, l’exposition au froid va donner beaucoup plus de capacité et de résistance à l’effort physique. On peut aussi noter une amélioration de la glycémie grâce à l’augmentation de l’adiponectine, facteur qui favorise l’utilisation et le métabolisme des graisses et des sucres. C’est très intéressant car bien souvent nous stockons des graisses qui ne sont jamais utilisées. “ L’exposition au froid permet de convertir les graisses blanches inertes en graisses brunes, productrices d’énergie et de chaleur tout en consommant de la masse grasse.”

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