TutoBar – © Hélène Jacob – 2022
— Tu veux une pomme ? lui demanda sa femme. — Non, je crois que je vais plutôt me faire un sandwich. T’en veux un aussi ? Il se leva pour ouvrir un placard. Marie soupira : — J’aimerais bien, mais il n’y a plus de pain. Tu devais passer en acheter, ce matin. — Mince, j’ai oublié ! répondit-il en regardant sa montre. La boulangerie ferme dans cinq minutes, je me dépêche ! ajouta-t-il en courant vers la porte. Comme vous le voyez, c’est une approche simple et efficace, qui repose juste sur l’utilisation du bon tiret. Je précise que celui-ci ne doit être employé que pour les dialogues et pour rien d’autre dans le texte. Sous cette vidéo, dans la présentation, vous avez un lien qui mène vers la page TutoBar du site EHJ, où vous trouverez la transcription de l’audio en .pdf, mais aussi un petit fichier Word à partir duquel vous pourrez copier-coller le tiret correct, si vous ne savez pas le taper. Et, pour information, je récapitule tous les raccourcis clavier à connaître, notamment pour créer un tiret cadratin, un demi-cadratin et une espace insécable, sur Windows et Mac, dans la troisième partie du premier module de ma formation « maquettes », partie qui est consacrée au nettoyage technique des textes. Je vous donne maintenant quelques règles générales à toujours avoir en tête, quand vous rédigez un dialogue : 1– D’abord, sélectionnez la méthode que vous préférez parmi les trois que nous venons de voir, mais n’en changez jamais en cours de route, une fois que vous l’avez choisie. Vos lecteurs ont besoin de cohérence, au fil du livre. Donc, restez constant d’un bout à l’autre du document, pour tous vos dialogues. 2– Créez un nouveau paragraphe quand un personnage prend la parole, sauf si sa réplique est courte et insérée dans un paragraphe narratif. Dans ce cas, vous emploierez forcément des guillemets pour encadrer ses paroles. Sinon, introduisez la conversation par un double point et lancez le dialogue dans le paragraphe suivant. 3– Placez correctement vos incises, le plus tôt possible dans la phrase ou à la toute fin, pour qu’elles soient réellement utiles et pour que le lecteur fasse naturellement la différence entre paroles et narration, tout en sachant qui parle. 4– Ne faites jamais commencer vos incises par une majuscule, même si la phrase orale se termine par un point d’interrogation ou d’exclamation. Comme vous le voyez dans « Mince, j’ai oublié ! répondit-il », il n’y a pas de majuscule sur le « r ». Attention, la plupart des traitements de texte passeront leur temps à vous signaler des erreurs qui n’en sont pas et à vouloir automatiquement remettre des majuscules, donc soyez vigilant. 5– N’abusez pas des incises. Elles doivent juste permettre de savoir qui parle et préciser éventuellement un état d’esprit, une intention ou un geste associé, comme dans la phrase « répondit-il en regardant sa montre ». Rien de plus énervant qu’une longue suite de « dit-il »,