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d’autres soutiendront que tout cela est dépassé et que désormais le plus important réside dans les indicateurs opérationnels. En fait, ces deux assertions ne sont pas réalistes. Il faut juste réussir à équilibrer leur poids respectif dans le pilotage de l’entreprise, et c’est justement ce qu’essaye de réaliser la Balanced Scorecard. En effet, une entreprise ne peut pas se piloter uniquement avec des données qui reflètent le passé, elle requiert dans le même temps des informations qui permettent d’avoir une idée sur ce qui est entrepris pour son avenir. Par ailleurs, il est important d’avoir à disposition des indicateurs statiques et dynamiques. Ainsi la comparaison réalisée entre le cockpit d’un avion et la Balanced Scorecard est très révélatrice. Il faut enfin remarquer que ce parallèle souligne l’importance que peut avoir la mise en place d’un tableau de bord sur la bonne marche de l’entreprise et sur sa capacité à l’aider à maintenir le cap. Cette méthodologie permet d’extrapoler des objectifs et de fournir les moyens et la façon de les atteindre.1.2 La prédominance de l’indicateur financier Au cours de l’ère industrielle, de 1850 à 1975, les dirigeants pilotaient leurs activités à l’aide d’indicateurs financiers (retour sur investissement, bénéfice par action, …). Ces chiffres avaient un impact sur toutes leurs décisions qu’ils pouvaient prendre pour l’entreprise en termes d’investissement et d’actifs physiques. Cette habitude, logique à cette époque, ne peut pas être conservée aujourd’hui au risque de voir sa société péricliter. En effet de nos jours, les problématiques ne sont plus les mêmes. Désormais nous sommes dans une ère informationnelle où le plus important pour survivre est de pouvoir développer des relations avec ses clients, lancer de nouveaux produits ou services, mobiliser les compétences et le dynamisme des salariés,… En plus, les finances n’offrent qu’une vision à court terme, et leur bonne santé peut parfois cacher un faible investissement qui se répercutera sur les années à venir. A ce titre, l’exemple de Xerox est flagrant. En situation de quasi monopole, dans le domaine des photocopieurs, cette société n’a été pilotée qu’à l’aide des bénéfices qu’elle pouvait générer, et ce au détriment de ses clients, de ses employés et de son

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