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Pathologies hépatiques Les xénobiotiques sont éliminés principalement dans le foie par des enzymes de la phase I (p-450) et II (UDP-Glucoronosyltransférases) situées au niveau des membranes microsomiales des hépatocytes. De nombreuses études ont montré une corrélation positive entre la fluidité de ces membranes et l’activité enzymatique. Une augmentation de la fluidité membranaire est associée à une induction de l’acti- vité enzymatique permettant ainsi à l’organisme de se débarrasser plus rapidement des xénobiotiques toxiques. L’enrichissement des membranes microsomiales par le DHA stimule les processus de détoxi- fication permettant ainsi à l’organisme d’éliminer plus efficacement les métabolites toxiques…
Diabète type II Il a été observé chez les diabétiques de type II, un faible taux de DHA dans les membranes des globules rouges. De plus, la résistance à l’insuline serait, selon des travaux récents, une conséquence d’une inflammation chronique à bas bruit, observée dans l’obésité. En comparant des cellules chez des souris obèses modèles de diabète du type II et des souris normales sans diabète, il a été démontré que des
des systèmes cardiovasculaires et nerveux. Il est aujourd’hui bien établi qu’une augmentation de l’acti- vité PDE5 contribue au développement de l’hypertension, d’où l’utilisation des inhibiteurs enzymatiques comme Sildénafil pour remédier à cette anomalie. Les cellules dont les membranes sont riches en DHA expriment plus de phosphatidyléthanolamine binding Protein (PEBP) qui ont une haute affinité avec les inhibiteurs de PDE5 conduisant ainsi à une baisse de l’hypertension.
Alcoolémie L’alcool a des effets directs sur la fluidité de la membrane neuronale. Lors d’une prise aiguë, la mem- brane devient “hyper fluide”. Dans le cas d’une consommation chronique d’alcool, la membrane devient “hyper rigide” induisant une neuro-inflammation et une apoptose excessive des cellules du cerveau. Les chercheurs ont observé une importante réduction de la neuro-inflammation et de la mort neuronale des cellules traitées avec du DHA par rapport aux cellules non traitées. En réduisant la neurotoxicité induite par l’alcool, DHA possède un effet protecteur contre le développement de la démence chez les alcooliques.