devrait peut-être se faire avec mon Autre. Alors je me suis mise à réfléchir concrètement à cette histoire de choix (bon surtout dans un premier temps parce que j’avais dans l’idée que choisir me permettrait d’accélérer les choses… et comme le savent mes proches, la patience et moi, on n’est pas vraiment copines :-)) Je me souviens encore de ce jour, durant une balade en forêt avec mon chien… Il faisait un beau soleil ce jour-là et je cogitais tout en marchant dans les feuilles mortes qui commençaient à se faire plus nombreuses sur le sol. J’ai pesé les pour et les contre, fait une sorte de liste mentale, et j’en suis arrivée à la conclusion que la nouvelle personne rencontrée en début d’année était totalement le genre d’homme que j’avais envie d’avoir dans ma vie. Il correspondait vraiment à mon idéal, la situation serait nettement moins compliquée aussi par rapport à ce que j’en percevais à ce moment-là, donc ce serait lui le bon choix pour moi ! (comme on peut être naïf parfois hein :-)) Donc je rentre chez moi et je m’installe à l’ordinateur pour papoter avec mon amie Cécile et lui annoncer fièrement mon choix. Ça y est, c’était bouclé, j’avais enfin réussi à trancher ! Et maintenant j’en ris de voir à quel point j’avais de nouveau accompli des prouesses dans la catégorie « je me berne moi-même » 🙂 Le temps passe (quelques jours en fait), et plus j’avance avec en tête mon nouveau positionnement, plus je commence à avoir mal et plus je sens à quel point ça commence à chahuter intérieurement, jusqu’à ce qu’enfin j’aie un déclic qui vient me dire « tu as choisi avec ta tête, pas avec ton coeur ». Je commence donc à réexaminer consciemment la chose, et là je me rends compte que oui… l’une de ces deux situations sonnerait plutôt comme une évidence d’un point de vue « logique », l’autre se présenterait plutôt comme une montagne d’obstacles à franchir en tout genre, et pourtant, si j’écoute seulement et uniquement mon cœur et que je laisse le mental avec toutes ses peurs et ses objections de côté, c’est sans hésiter le chemin le plus compliqué que je choisis, parce que c’est le seul où j’ai vraiment envie d’aller, et c’est le seul finalement où je peux être, parce que c’est ce que je ressens ici et maintenant. Et comme je l’ai appris à mes dépens, on a beau tenter de résister à ce qui se passe en soi, on ne peut pas fuir éternellement ses sentiments. Si je devais me lancer maintenant dans une autre direction alors que je vis ce que je vis intérieurement, je ne pourrais absolument pas être en paix avec moi-même, et me connaissant, je partirais en courant très rapidement, donc inutile d’essayer de me forcer à ouvrir d’autres portes alors que je n’en ai aucune envie et que ça me semblerait en plus hypocrite et malhonnête vis-à-vis de celui qui se trouverait en face de moi. J’ai donc compris après coup le pourquoi de cette seconde rencontre, le pourquoi aussi de ce brouillage de piste quand je sollicitais l’aide de mes guides, parce que comment aurais-je pu vraiment choisir avec le cœur si on ne m’avait pas fait vivre l’expérience que j’ai vécue là d’une façon aussi concrète ? Il était nécessaire que je m’aperçoive des choses par moi-même, que je fasse un choix lucide et conscient, que je me rende compte de ce qui était vraiment important ou non, pas parce que quelqu’un m’avait dit que telle direction était la bonne, mais parce que c’était devenu une évidence à mes yeux, ou aux yeux de mon cœur en tout cas. On m’a collé entre les pattes l’homme parfait à mes yeux, celui avec qui tout aurait coulé de source en quelque sorte par rapport à mes petits plans, et pourtant, je laisserais volontiers tomber la totalité des critères de mon idéal pour mon Autre, parce que l’Amour que je ressens pour lui est si profond que tout ce que je pensais être important ou indispensable pour moi avant a perdu tout son sens
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