4 Je me rends compte ici que je n’ai toujours pas évoqué ce que je comptais vous dire en démarrant le chapitre précédent, mais peu importe… Je laisse ce récit s’écrire à sa guise… De toute façon je remarque bien que je ne décide plus de rien ici… Les mots arrivent tout seuls, et même si c’était déjà le cas avant, lors de l’écriture de mes précédents ouvrages, je dois dire qu’il y a cette fois une énergie à l’oeuvre qui semble encore bien plus enthousiaste et même pressée je dirais de continuer son chemin pour dire ce qu’elle a à dire. D’une certaine façon, j’ai un peu l’impression d’être un ustensile qui se contente de prendre une dictée, mais je me prête au jeu bien volontiers et je laisse faire. On verra bien ce qui en ressortira, et j’ai remarqué bien souvent aussi que lorsque je ne me bridais pas dans mon écriture, c’est là que beaucoup d’entre vous, chers lecteurs, ressortaient de la lecture avec un certain nombre de prises de conscience, de déclics ou même de synchronicités qui vous faisaient avancer sur votre propre chemin. Alors plutôt que de chercher à orienter le déroulement de ce texte selon ce que mon mental croit juste ou pas, correct ou non, je vais vraiment laisser tout ceci se faire par lui-même, quitte à ce que ça se présente de façon quelque peu décousue. On ne sait jamais vraiment l’impact que quelque chose peut avoir sur d’autres, alors faisons confiance au processus, puisque c’est justement le thème que je souhaitais aborder ici. Dans le cheminement que je vis, la confiance finit par vraiment devenir un élément clé, parce qu’autant dans certaines situations et certains domaines de la vie on peut se fier à des points de repère concrets qui nous montrent le chemin, autant pour ce qui est de ce lien d’âmes particulier, sans la confiance, vous êtes cuit ! En fait, c’est le chemin lui-même qui le demande, car tout ici semble nous inviter à faire un grand saut dans le vide, à aller vers un lâcher-prise total où nous finissons par remettre complètement notre sort entre les mains de la Source (ou de Dieu si vous préférez, peu importe comment vous l’appelez). Dans ce cheminement d’âmes, on ne nous mâche pas le travail, on ne nous permet pas de faire un demi-pas seulement en nous disant « bon Ok, ça ira comme ça ! » On nous demande ici d’aller au fond des choses, d’aller au bout de notre démarche, au bout de nous-mêmes aussi, d’aller balayer toutes les ombres, d’aller creuser en profondeur pour revenir à une véritable conscience de notre nature divine quelque part. On ne nous permettra pas de nous contenter de gravir quelques marches sur l’escalier pour nous porter ensuite jusqu’en haut et nous économisant le reste du chemin et les efforts qui vont avec. On va nous pousser à bout, non pas pour nous faire du mal, nous tester ou nous punir, certainement pas, mais pour que nous puissions vraiment aller au cœur de nous-mêmes, et même si par moment c’est difficile (quand l’ego et le mental s’invitent dans la partie), je vous dirais aussi que c’est un très beau chemin à vivre et que je ne regrette pas une seule seconde d’être en train de le parcourir. Si on me proposait aujourd’hui de choisir entre tout stopper et avoir un accès instantané à une vie facile et « classique » disons, ou poursuivre mon cheminement avec toutes les inconnues qu’il implique encore, je choisirais sans hésiter de poursuivre ce que je suis en train de vivre là, car autant j’ai déjà
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