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chose qui n’existe tout simplement pas aux oreilles de beaucoup d’autres m’aurait valu le rôle principal dans une pièce de théâtre de rue extrêmement réaliste intitulée « le barbecue humain de la place publique » si vous voyez ce que je veux dire. Aujourd’hui, parler de mon expérience à ce sujet me vaut dans le pire des cas quelques étiquettes comme celle de « folle » ou « d’illuminée », et ça ne me dérange pas plus que ça. Chacun est libre de penser ce qu’il souhaite et ce sera aussi le cas pour ce que je vais vous raconter au fil des pages qui vont suivre. J’avais commencé à écrire hier soir, juste pour moi en fait, pour me défouler, pour tenter de mettre des mots sur quelque chose que j’étais plus ou moins « obligée » (je n’aime pas ce terme car ça reste au final MON choix et non quelque chose qu’on pourrait m’imposer) de garder a fond de mon cœur étant donné les circonstances actuelles, et puis finalement, en cours d’écriture, comme ça a déjà été le cas bien des fois, je me suis dit : après tout, pourquoi ne pas aller plus loin et commencer enfin à tout déverser ? À ce stade du parcours, une part de mon mental essaye encore de se débattre et de protester « Non ! Tu ne vas tout de même pas faire ça ?! » Alors je le regarde avec un sourire en coin et je lui lance : « Si si ! Je vais le faire, et plutôt deux fois qu’une… » Mon mental a fini par comprendre à force de mener ce type de batailles inutiles que tenter de me faire plier quand j’avais une idée en tête était peine perdue. Dans mon cheminement professionnel, j’ai pris très tôt l’habitude de me jeter dans l’inconnu sans prendre la peine de vérifier si j’avais ou non un parachute accroché sur le dos. J’y suis toujours allée avec l’innocence d’une petite fille, portée par son seul enthousiasme et curieuse de voir ce que la nouvelle porte qu’elle venait d’ouvrir allait lui dévoiler. Autant j’ai déjà pu être pétocharde pour plein d’autres choses (notamment quand il s’agissait d’être confrontée à d’autres membres de l’espèce humaine), autant du côté de mes projets pros, j’ai toujours été du genre kamikaze, en sachant cela dit qu’il n’y avait de toute façon pas de réel danger au bout du compte. Dans le pire des cas, et seulement dans le pire, ça n’aurait pas fonctionné comme je le souhaitais et j’aurais alors eu tout le loisir de recommencer et de tenter autre chose ! C’est Henri Ford, me semble-t-il, qui a dit qu’échouer était l’opportunité de recommencer de façon plus intelligente… Eh bien c’est comme ça que j’ai toujours considéré les choses. Et puis, même si je dois me planter, ça voudra dire que j’aurais au moins fait quelque chose de concret pour tenter ma chance, et ça m’épargnera un jour bon nombre de regrets. Souvent quand j’ai peur de faire quelque chose, je me projette au dernier jour de ma vie et je me demande si, arrivée là, je regretterais de n’avoir pas fait ce quelque chose qui me fait peur… Si la réponse est oui, alors je me lance malgré ma frousse et je remets entre les mains de la Vie la finalité. Jusque-là je dois dire que je n’ai jamais regretté d’avoir osé, même quand j’ai dû faire un sacré bond hors de ma zone de confort. Si vous saviez toutes les choses complètement folles à mon sens que j’ai déjà faites… mais j’en suis sincèrement heureuse aujourd’hui (et fière aussi), et me voilà en train de recommencer, vous comprendrez sans doute pourquoi au fil de votre lecture 🙂 Là pour le coup, c’est vous tous, lecteurs, qui allez me servir de moteur, parce que je me dis que ce serait vraiment couillon de ne pas publier ce qui va suivre étant donné ce que ça pourrait apporter à un certain nombre de personnes. Ma ceinture de sécurité est donc bouclée pour m’empêcher de faire demi-tour et j’ai de toute façon une amie qui se reconnaîtra qui me botterait le cul si je cherchais à faire marche arrière, alors… on y va !

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