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une voix. Si l’un de vos proches vous appelle en masquant son numéro, vous savez malgré tout de qui il s’agit sans que l’autre ait besoin de se présenter.. Eh bien c’est un peu la même chose ici. Il faut dire aussi que même si c’est moins marqué durant la journée, sans doute parce que je vaque à mes occupations (comme écrire des bouquins sur les expériences très bizarres que je vis ^^) et que mon esprit est occupé, je ressens malgré tout sa présence en quasi-permanence, mais de façon plus subtile, un peu comme si je l’avais à l’autre bout du fil lors d’un appel téléphonique, mais sans ressentir une présence « physique » aussi palpable cette fois. C’est quelque chose de plus léger, mais c’est comme s’il était constamment à côté de moi finalement, comme s’il y avait une sorte de raccordement permanent, et ça, peu importe ce qui se passe autour de moi. Pour avoir tout de même un peu vécu, amoureusement parlant, je dois dire que cet aspect est plutôt étrange lui aussi (bien que très agréable), parce que totalement nouveau pour moi. Bien sûr, quand il se passe ce genre de choses, on a tôt fait de se demander si on n’est pas en train de perdre la boule, ou alors si on est tombé dans une sorte d’obsession pure et simple, une tentative de remplir un vide ou ce genre de choses. Je suis passée sans doute par tous les stades devant la singularité de ce que j’ai déjà pu vivre et ressentir dans cette situation, mais au final, je n’ai pu rattacher ces phénomènes à aucune forme de désordre psychologique, et voilà qui est plutôt rassurant 🙂 Tout ça est vécu dans la plus grande simplicité, sans souffrance, sans sensation de manque et sans frustration la grande majorité du temps. C’est un simple constat de ce qui se déroule dans le moment présent, en quasi permanence, et ça fait un bon moment maintenant que j’ai baissé les armes et cessé de lutter contre ce qui est. J’ai tenté de m’en débarrasser, d’oublier, d’occuper mon esprit de mille et une façons. J’ai pesté contre moi-même, je me suis jugée un nombre incalculable de fois en me disant qu’il fallait que j’arrête avec ça, jusqu’à ce que je finisse simplement par accepter que c’était comme ça et que c’était parfaitement ok que ce soit comme ça. Au final, ça ne me faisait ni souffrir ni perdre mon temps ou mon énergie, ça ne me tirait pas vers le fond ni ne m’empêchait de quoi que ce soit. Ce n’est pas quelque chose que je provoquais délibérément ou que j’aurais eu la possibilité de contrôler non plus, alors à quoi bon continuer de lutter ? C’était simplement là, et ça l’est toujours, comme une sorte de douce présence de chaque instant et je l’accueille maintenant sans plus me poser de questions. Evidemment, c’est le genre de choses dont vous ne pouvez pas parler ouvertement autour de vous. Il n’y a que deux personnes qui savent vraiment ce que je vis, et encore, il n’y a que mon amie Cécile qui connaît les moindres recoins de l’histoire. C’est peut-être aussi pour ça qu’il me semblait important de mettre des mots dessus à travers l’écriture, car vivre un cheminement aussi atypique et tout enfermer à l’intérieur de soi peut être assez pesant au bout d’un moment, surtout pour ceux qui n’ont aucun point de repère et sont juste confrontés à la singularité de ce qu’ils vivent, en ayant autour d’eux des tas de gens qui cherchent à les convaincre qu’ils perdent leur temps, qu’il leur faut tourner la page et oublier l’autre alors que c’est impossible, ces mêmes gens qui leur disent parfois même qu’ils sont purement et simplement fous. Comme je l’ai déjà dit, il est important pour celui ou celle qui vit un tel lien de faire preuve de discernement, de se documenter au maximum et de rester à l’écoute de ce que la Vie lui envoie pour s’assurer qu’il n’est pas dans un schéma de dépendance affective ou autre lien toxique sur lequel il pourrait mettre cette étiquette particulière pour tenter de se convaincre qu’il a raison de continuer à s’accrocher alors que la relation est malsaine et destructrice et qu’il n’est nullement question d’Amour inconditionnel ni d’un côté ni de l’autre, mais vient un moment quand on se trouve réellement sur ce parcours où tout ce qui pouvait encore nous faire douter se met à tomber, où chaque élément faisant obstacle à la conscience de la vérité se dissout, l’un après l’autre, où ce qui nous relie à l’autre devient l’évidence même, et croyez-moi, dans

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