poser un regard doux et profondément aimant sur soi, quelles que soient les circonstances du moment, au lieu de tout le temps se mettre la pression pour tout et n’importe quoi. C’est aussi apprendre à rire de soi quand on retombe dans les anciens schémas, et admettre que finalement, ce n’est pas si grave que ça ! C’est aussi commencer à apprécier sincèrement sa propre compagnie et profiter pleinement de ces moments où on se retrouve en tête à tête avec soi-même. J’avais déjà fait une bonne partie de ce chemin-là quand mon Autre est apparu dans ma vie, et si ça n’avait pas été le cas, je ne pense pas qu’il aurait pu arriver là (mais c’est peut-être une simple croyance limitante encore une fois :-)) Ensuite, c’est le fait de côtoyer mon Autre et de me rendre compte que je n’avais aucune difficulté à l’accepter LUI en entier, même quand il montrait des facettes de lui que j’aurais pu voir comme négatives, que je me suis rendu compte que, si je pouvais accepter ça chez Lui, je pouvais aussi l’accepter chez moi plutôt que de continuer à me houspiller sur ces points-là. Après ça, c’est ma rencontre avec « monsieur idéal » qui m’a permis de travailler sur de nouveaux aspects que je n’avais pas encore été en mesure d’accepter chez moi, et puis j’ai continué à me donner le droit d’être comme-ci ou comme ça à chaque fois que je remarquais que je butais contre l’un ou l’autre des éléments que je jugeais encore de négatifs en moi. En ce moment je travaille encore à lâcher le contrôle sur les événements, les autres ou moi-même d’ailleurs, mais je progresse de plus en plus et je ne me jugerai plus de ne pas encore y arriver totalement. J’y arriverai quand… j’y arriverai, et en attendant, ça ira parfaitement bien comme ça. D’ailleurs, pour illustrer l’exercice, je viens de me rendre compte qu’encore une fois, j’ai débuté le chapitre sur un sujet bien précis, et que j’ai complètement dévié à nouveau de ma trajectoire. À une époque pas si lointaine, j’aurais probablement rectifié tout le texte à vouloir tenir à tout prix « l’engagement » que j’avais pris (même si j’étais la seule à être au courant) en démarrant dans une direction, sans quoi je me serais probablement sentie coupable, mal à l’aise, je me serais jugée d’être incohérente, pas fiable ou je ne sais pas quoi d’autre encore. Il y a quelques jours de ça d’ailleurs, j’ai été confrontée à une situation où une personne n’a pas tenu parole, et je suis certaine qu’elle a eu une bonne raison pour ça, mais c’est là justement que je me suis rendu compte de la difficulté que j’avais encore à m’accepter sans me juger si jamais je devais ne pas être en mesure de tenir parole moi-même. J’en ai donc profité pour creuser le sujet et tout ça est tombé à pic puisque ça me permet aujourd’hui d’apporter de nouveaux éléments par ici (et depuis l’écriture de ces lignes la situation s’est finalement déverrouillée, en moins d’une heure après que j’aie enfin lâché prise à ce sujet :-)) Je me rends compte aussi que tous les éléments partagés en déviant de ma trajectoire initiale étaient importants à évoquer, chacun ayant une place de taille dans le cheminement intérieur qui nous intéresse aujourd’hui. Pour en revenir au sujet que je voulais maintenant aborder, il s’est passé dernièrement plusieurs petites choses qui m’ont laissé entrevoir qu’un changement important pourrait bien être en train de s’opérer du côté de mon Autre… Je vous ai parlé précédemment du fait de l’avoir enfin recroisé en chair et en os après avoir passé des mois sans aucun contact… Il y a une chose qui m’a surprise et même intriguée je dirais, et sur laquelle je n’aurais sans doute pas percuté si je n’avais pas été confrontée à ce même point à répétition, à chaque fois que je l’ai recroisé, et ce quelque chose que j’évoque était l’expression de son regard. Bien que déçue sur le coup de ne pas avoir eu l’occasion de parler avec lui à ces
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