2 Je viens de franchir un grand pas… Un pas qui pourrait sembler inutile ou sans conséquence pour certains, mais je ressens déjà en moi les effets bénéfiques du geste que je viens de poser, comme un pas de plus vers la liberté. J’ai tardé à aller au bout de cette démarche, me cachant sans doute derrière l’excuse des frais non négligeables que ça allait impliquer, mais je crois qu’au fond, ce sont surtout certaines peurs qui me retenaient encore (mais peur de quoi au juste ?), ou alors ce n’était tout simplement pas le bon moment, comme si cette étape avait encore eu besoin de mûrir avant que je ne sois réellement prête à la vivre d’un point de vue concret. En tout cas, c’est fait à présent. J’ai posté ce matin l’enveloppe contenant tous les documents demandés par le diocèse de mon département pour pouvoir divorcer religieusement de mon ex- mari… Nous avons déjà divorcé civilement il y a 7 ans (tiens le chiffre 7 est de retour… mon favoris, comme un clin d’oeil en plus :-)). J’ai appris il y a quelque temps qu’il était possible de divorcer religieusement quand on s’est marié à l’église, ce qui m’est apparu comme LE geste indispensable à poser pour tourner la page une bonne fois pour toutes… Et au passage pouvoir rabattre son caquet à mon ex si jamais il avait le culot de me sortir encore une fois « on est toujours mariés devant Dieu »… Non « chéri »… maintenant même Dieu ne pourra plus te servir d’argument, et de toute façon, mon cœur a tourné la page depuis bien longtemps à présent. Je me libère maintenant une bonne fois pour toutes, et te libère au passage, en espérant cela dit que la démarche soit suffisamment forte pour que tu aies la certitude à présent que j’étais tout à fait sérieuse en te disant qu’il n’y aurait plus de retour en arrière, jamais… Je n’ai jamais voulu te faire de peine, mais si tu savais ce qui habite mon cœur aujourd’hui, tu comprendrais que tu n’as plus aucune chance de refaire partie de ma vie un jour, et ça, quoi qu’il advienne d’ailleurs. Une fois qu’on a été touché à ce point par l’apparition d’un autre être dans sa vie, se contenter de ce que j’ai pu vivre avec toi qui as pourtant été mon mari serait tout simplement impossible, et se contenter d’un lien, disons « classique et ordinaire » le serait tout autant. Mon désir ici n’est nullement d’être blessante. Je ne fais qu’exprimer ce que je ressens au plus profond de mon être. C’est un simple constat de ce qu’est ma réalité aujourd’hui et j’espère qu’enfin tu te décideras à le comprendre, ou plutôt à l’accepter plutôt que de lutter contre, mais ce morceau-là ne m’appartient de toute façon pas. Ce matin j’ai donc envoyé ce courrier, et j’ai ressenti une sorte de profonde vague de soulagement qui avait déjà commencé à se manifester alors que je remplissais le formulaire pour cette demande la veille au soir, et aussi lorsque j’ai écrit le résumé (… Oui bon, ils n’ont pas précisé ce qu’ils entendaient concrètement par « résumé », et puis mon truc à moi c’est d’écrire des livres, pas de faire des synthèses… Alors il faudra qu’ils assument leur manque de précision :-)) de ce qu’a été notre vie conjugale.
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