tomber un gros a priori que j’avais sur les hommes d’église (pardon messieurs, chacun fait de son mieux en fonction ce qu’il a appris et vécu :-)) Un grand cap de franchi donc à travers cette démarche. On m’a expliqué que ce type de procédure ne débouchait pas toujours sur une dissolution du divorce religieux, mais en ce qui me concerne, je n’ai aucun doute sur le fait qu’il me sera accordé, et j’ai même le sentiment depuis le départ que ça pourrait aller beaucoup plus vite que ce qui se passe généralement (de 6 mois à 1 an). On verra bien… Je vous en reparlerai peut-être avant la fin de ce livre, qui sait… Quoi qu’il en soit, j’ai une foi absolue en le parfait aboutissement de tout ceci. Vous savez ce qui me gêne aussi dans le fait d’être encore liée religieusemement à mon ex-mari ? C’est parce qu’avec le recul dont je dispose aujourd’hui, je me rends compte que ce que j’ai vécu avec lui n’était pas de l’Amour, mais plutôt un attachement typique d’un lien de dépendance affective. Sur le moment j’étais persuadée de l’aimer vraiment, je voulais être avec lui et je voulais sincèrement que ça fonctionne, mais c’était un « amour » possessif, toxique, douloureux et tellement d’autres choses encore qui sont pour moi à l’extrême opposé de ce que j’appelle Amour aujourd’hui que je n’arrive tout simplement plus à y apposer ce mot. Et à cause de ça, le fait de dissoudre ce mariage du côté religieux me semble essentiel, parce que la toxicité de la relation que nous avons vécue salit à mes yeux le côté sacré du lien amoureux et tout particulièrement du mariage. Pourtant, si vous avez déjà eu l’occasion de me lire, vous vous souviendrez peut-être que la religion n’est vraiment pas mon truc… Malgré tout, mon lien avec le monde spirituel fait que ne pas aller au bout de cette démarche ce serait comme laisser sur un mur un morceau d’une ancienne tapisserie alors que j’ai choisi un nouveau revêtement pour celui-ci… J’ai du mal à l’expliquer avec des mots, mais je ressens un besoin viscéral de couper ce lien totalement, même si ça a plus un côté symbolique qu’autre chose puisque nous sommes bel et bien divorcés concrètement. Et puis, si un jour je devais me remarier, j’aimerais pouvoir le faire à l’église également si c’était le souhait de celui qui se tiendra à mes côtés, et ne pas avoir à lui « imposer » un demi-mariage en quelque sorte à cause de mon passé. Dans l’absolu, que ce morceau-là prenne forme un jour ou non n’a aucune importance à mes yeux, car la seule chose que je désire vraiment à présent, c’est VIVRE et profiter pleinement du moment présent plutôt que de constamment me projeter vers l’avenir à guetter l’aboutissement de tel ou tel projet. Je ne rentrerai plus dans ce schéma qui vise à se dire qu’on sera plus heureux quand on vivra ensemble, quand on aura construit une maison, quand on sera marié ou qu’on aura des enfants. Non… Je suis heureuse maintenant, vraiment, et mon seul objectif finalement c’est de continuer à prendre un jour à la fois, un instant à la fois, en faisant en sorte de le vivre en pleine conscience, totalement. Mais quelque part, me remarier un jour avec la bonne personne, en étant cette fois dans l’Amour vrai, dans cet idéal de l’Amour auquel j’ai toujours cru et qui a commencé à se manifester de façon concrète dans ma vie il y a près d’un an et demi à présent, ça pourrait néanmoins être une sorte de « Happy continuation » (parce que ça ne serait ni une « happy end » ni un « happy beginning »), une joyeuse concrétisation, comme pour apporter une petite touche de magie en plus à travers le côté sacré qu’a pour moi un mariage à l’église, pas pour le côté religieux, mais pour le côté spirituel, et parce que mine de rien, une belle cérémonie en bonne et due forme c’est quand même joli (enfin, si la chorale chante juste évidemment :-)) Ça ne représente plus une nécessité pour moi ou quelque chose que je voudrais vivre à tout prix, mais je reste ouverte à toutes les possibilités…
www.laurezanella.com |11| © Tous droits réservés – Laure Zanella 2018 et suivants