appréhensions pour que je puisse les libérer, et une fois ceci fait, l’opportunité se serait présentée sans que j’aie à y penser à répétition, sans que j’aie à m’acharner, et sans que j’aie à faire la moindre démarche en ce sens. (Au passage, si vous avez tendance à croire qu’il faut répéter encore et encore vos demandes pour qu’elles aient une chance d’aboutir, vous allez expérimenter d’un point de vue concret ce qui viendra valider votre croyance encore une fois… Et une de plus de dégommée!)
J’ai vécu justement ce type de scénario avec la publication officielle de mon premier roman chez un éditeur. Pour les premiers livres que j’ai écrits, j’avais fait les démarches habituelles et envoyé mes manuscrits à quelques maisons d’édition, sans succès. Et puis, quelques années et près d’une trentaine d’ouvrages autoédités plus tard, j’ai trouvé en décembre dernier une proposition d’un éditeur dans ma boîte mail pour mon tout premier roman, alors que je ne lui ai jamais envoyé aucun manuscrit et je n’ai pas fait la moindre démarche pour tenter de faire bouger les choses dans ce sens. Ce qui a changé par contre entre mes premières tentatives et cette opportunité arrivée spontanément, c’est mon état d’esprit. Si j’observe mon positionnement à l’époque où j’ai commencé à écrire, je ne me sentais clairement pas légitime à être publiée officiellement. Je doutais constamment de moi, je me voyais comme toute petite, et au fond, j’étais convaincue que mes livres n’intéresseraient personne. J’avais également peur d’être jugée et critiquée, et je n’avais finalement aucune envie de rencontrer un grand succès et qu’on braque le projecteur sur moi par peur d’être confrontée à des réactions extérieures négatives ou même de devoir tout simplement sortir de ma tanière et partir à la rencontre du monde extérieur. Aujourd’hui, mon regard sur ces différents points est très différent. J’ai eu l’occasion de constater bien souvent que mes écrits ou les autres supports que je propose aident beaucoup de gens à avancer comme ils le souhaitent, ce qui m’a permis de commencer petit à petit à me sentir légitime dans ce que je fais. Et à force de remporter ce type de victoires, l’idée de pouvoir être publiée officiellement est devenue quelque chose d’accessible à mes yeux, quelque chose que j’ai donc autorisé à prendre forme dans mon expérience, et ça a fini par arriver sans que j’aie à lever le petit doigt. Cela dit, je me rends compte de ça maintenant, avec le recul dont je dispose aujourd’hui, mais au moment des faits, je n’avais pas conscience d’avoir fait tomber ces barrières-là. Comme quoi, il n’y a pas besoin de voir clairement ce qui se passe en nous pour que ça bouge.
Pour en revenir à notre point de départ, vous n’avez pas besoin d’avoir peur de mal vous y prendre pour passer vos commandes. Peu importent les mots, peu importent les rituels, peu importe votre approche. Tous ces éléments ne sont que des supports dont vous pouvez vous servir pour déclencher une émotion agréable, mais il n’y a vraiment aucune obligation en la matière. Faites selon ce qui vous parle le plus, ou ne faites rien de spécial, ça ira tout aussi bien. Ce qui se passe en réalité, c’est que les rituels nous aident à CROIRE que nous allons bel et bien obtenir ce que nous désirons, et c’est leur seule utilité réelle. Si vous CROYEZ que parce que vous avez adressé telle prière à Dieu, vous allez obtenir tel résultat, alors vous obtiendrez bien ce que vous avez demandé, mais pas parce que Dieu aura dit oui à votre demande. Seulement parce que c’est devenu clair pour VOUS que vous alliez obtenir ce que vous vouliez (vous avez donc PERMIS cette manifestation), et c’est effectivement arrivé.
Quand on se rend compte de ça, il arrive bien souvent qu’on se dise « Mais alors, toutes ces méthodes ne servent à rien… » On peut très bien s’en passer et prendre des raccourcis, mais ce que j’ai remarqué pour avoir parcouru ces deux voies, c’est qu’il est souvent plus agréable d’avoir recours à nos petits rituels, encore une fois parce que ça donne le sentiment de travailler main dans la main avec quelqu’un ou quelque chose d’autre plutôt que d’être entièrement seul à jouer au grand jeu de la vie. A chacun de voir ce qui lui convient le mieux, quoi qu’il en soit, il est inutile de se tracasser quant à la manière dont nous nous y prenons lorsque nous désirons manifester quelque chose délibérément, car seul ce que nous RESSENTONS quand nous agissons de telle ou telle façon compte au final.
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