qu’on ne prête qu’aux riches… une croyance de plus !) En somme, quoi qu’on puisse avoir envie d’entreprendre en ce qui concerne le domaine professionnel, nous sommes entièrement libres de nos mouvements, d’un point de vue concret en tout cas. Ce qui nous freine bien souvent, c’est la peur. La peur de l’échec, la peur d’être jugés (en cas d’échec notamment), la peur de sortir du lot, de devenir visibles, la peur de réussir aussi (oui, oui), etc. De ce fait, nous ne nous autorisons pas à avancer dans la direction souhaitée en nous cachant derrière toutes sortes de prétextes qui disent « Je ne peux pas parce que… » et c’est à ce moment-là que nous déballons toutes les excuses que nous avons trouvées parce que nous avons tout simplement la trouille. Il n’y a rien de mal à avoir la trouille, c’est humain. A chacun de voir quel choix lui convient le mieux, c’est tout. Certains préféreront s’ennuyer ferme durant toute leur vie dans une activité qui leur permettra simplement de payer leurs factures, mais au moins, ils auront l’illusion d’être ainsi en sécurité. Et d’autres trouveront inacceptable de se contenter d’un emploi alimentaire alors qu’ils pourraient prendre un réel plaisir chaque jour à faire ce qu’ils aiment le plus. Ça a été mon cas, et même s’il n’a pas toujours été évident d’avancer sans filet, je ne l’ai pas regretté une seule seconde. Voilà 15 ans que je travaille à mon compte en ne faisant que des choses que j’aime (et avant de me lancer dans le développement personnel, j’ai suivi d’autres voies auxquelles j’ai pris plaisir là aussi), faisant évoluer mes activités au gré de mes envies. Pendant longtemps j’ai eu le sentiment de devoir me battre pour obtenir seulement le minimum (ce qui correspondait à mon système de croyances à ce moment-là) et lorsque j’ai fini par comprendre que les résultats que j’obtenais ne dépendaient pas de facteurs extérieurs, mais seulement de l’état d’esprit dans lequel je faisais les choses, tout a changé. Aujourd’hui, je ne réfléchis plus du tout à quelle direction prendre pour pouvoir gagner ma vie correctement. La seule chose qui m’intéresse, c’est la joie que je ressens à faire ce que je fais, et c’est à partir du moment où j’ai adopté cette approche que j’ai commencé à obtenir des résultats que je n’aurais jamais espéré obtenir par le passé. Mon état d’esprit est celui de la petite fille qui a envie de jouer à un nouveau jeu. Je ne perds pas mon temps à me demander si ça va fonctionner ou non. J’ai envie d’y aller, j’y vais, et ça a toujours marché. Pendant longtemps j’ai cru que si je ne posais pas le bon geste ou si je ne répondais pas à la « mission de vie » qu’on m’avait attribuée (selon mes croyances à ce moment-là), je ne trouverais jamais d’équilibre et de stabilité. Je me mettais ainsi une pression monstrueuse sur les épaules à me sentir obligée de trouver « le bon chemin », croyant que si je me trompais de route, j’allais enchaîner galère sur galère, notamment au niveau financier, et mon expérience était bien celle-là, répondant uniquement à ce que je tenais pour vrai. Maintenant qu’il est devenu clair à mes yeux que mes expériences antérieures n’étaient que le résultat de mon état intérieur du moment, mon seul point de repère est le sentiment qui m’anime lorsque j’envisage d’ouvrir une nouvelle porte, et non seulement je prends un plaisir fou à faire tout ce que je fais (ayant éliminé au fur et à mesure tout ce qui ne m’apportait aucune joie- et je continue à faire du tri régulièrement) mais en plus je gagne très bien ma vie avec ça. Je ne me cantonne pas non plus à une seule activité. J’ouvre toutes les portes que j’ai envie d’ouvrir, parce qu’encore une fois, où est-ce marqué qu’il faut se contenter d’une seule activité ? Quand j’ai envie d’écrire un livre sur un sujet qui m’inspire, j’y vais. Quand j’ai envie de tourner des vidéos, je le fais. Quand j’ai envie de travailler avec une nouvelle approche en consultation individuelle, je me lance, et il y a toujours des gens que ça intéresse et qui en tirent bénéfice. A une époque j’ai eu envie de faire autre chose qui me permettrait d’exprimer ma créativité et de sortir de mon bureau, et j’ai alors débuté une formation pour devenir fleuriste. Tout s’est goupillé à la perfection, j’ai décroché un stage pratique au bout du 3e coup de fil, et au bout de 15 jours de stage j’avais déjà décroché un poste à mi-temps qui allait me permettre de poursuivre mon activité côté développement personnel tout en exerçant mon nouveau job de l’autre côté. Et cerise sur le gâteau : la fleuriste avec qui j’ai travaillé et moi étions vraiment sur la même longueur d’onde et c’est devenu une amie bien plus qu’une patronne. Cette ouverture m’a été comme livrée sur un plateau alors que je me suis contentée d’agir en suivant mon ressenti, joyeuse à l’idée d’aller explorer cette nouvelle piste. J’ai passé cinq années extraordinaires à bosser parfois très dur certes, mais à vraiment prendre plaisir chaque jour à ce que je faisais. J’en garde vraiment de très jolis souvenirs aussi bien sur le plan de l’activité qu’au niveau humain.
Des expériences de ce type, j’en ai vécu plein. Tout a coulé de source dans chaque direction que j’ai pu prendre jusque-là dès lors que je me contentais de suivre mon élan spontané. La question essentielle a toujours été celle-ci : qu’est-ce que j’ai ENVIE de faire maintenant, pour le simple
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