faire, y compris dans un sens positif bien sûr, et vous comprendrez un peu mieux comment vous êtes devenu celui ou celle que vous êtes aujourd’hui.
Autant vous prévenir tout de suite, à mesure que certaines de vos croyances vont tomber, ça pourrait secouer quelque peu. Laissez-vous simplement le temps de digérer, et plutôt que de fixer votre attention sur tout le temps que vous avez perdu à croire telle ou telle chose douloureuse, voyez plutôt qu’aujourd’hui, vous en êtes enfin libéré, et c’est tout ce qui compte.
Votre avenir ne va pas se créer à partir de ce qui s’est passé hier, mais bien à partir des choix que vous allez faire ici et maintenant, et à chaque « ici et maintenant » qui prendra forme ensuite. Alors, laissez le passé derrière vous, vous ne le changerez de toute façon pas, et mettez le focus sur les possibilités qui s’offrent à vous maintenant, c’est là que se trouve votre pouvoir.
Le point central de l’histoire est donc « tout ce que je crois devient vrai », ce qui veut dire que quand vous continuez de répéter avec la plus grande conviction que les politiciens sont des escrocs, que les banquiers sont des voleurs, qu’une belle-mère, c’est forcément chiant au possible, que tous les hommes sont des menteurs, que toutes les femmes sont des garces vénales, qu’on ne peut compter que sur soi-même, que passé un certain âge il devient extrêmement difficile de trouver un nouveau job, qu’en vieillissant le corps se dégrade forcément ou alors que ça devient de plus en plus dur de perdre ces kilos qui nous dérangent, que les ados passent forcément par la fameuse crise et sont une vraie plaie, que sans avoir fait de grandes études on ne peut pas vivre une grande réussite professionnelle, qu’à chaque fois que vous faites confiance à quelqu’un vous vous faites avoir, que vous êtes incompétent, peureux, anxieux, timide, mal dans votre peau, pas à la hauteur, pas désirable, pas digne d’amour, etc., eh bien à chaque fois, vous allez trouver des « preuves » de ce que vous tenez pour vrai dans votre réalité quotidienne, pas parce que c’est réel dans l’absolu et que tout le monde vit la même chose, mais seulement et uniquement parce que VOUS continuez à croire à cette version et votre pouvoir créateur est tellement grand que vous êtes exaucé à chaque fois, pour tout, et ça parce que nous ne créons pas à partir de ce que nous exprimons ou pensons (je ne veux PAS de ce truc), mais à partir de ce que nous ressentons, à partir de ce sur quoi se tourne notre attention !
Vous commencez à comprendre l’ampleur de la chose ? Commencez à prêter attention à ce que vous pensez et exprimez, notamment lorsque vous êtes en grande conversation avec d’autres personnes, et observez ensuite votre expérience de la réalité. Bien souvent, le réflexe consiste à dire : « Oui, mais ce que je vis est pourtant bien réel, je ne fais que parler de ce que j’ai observé ! » et je vous répondrais alors que vous n’auriez pas pu observer cette version s’il n’avait pas déjà existé en vous tout un enchevêtrement de croyances et d’idées permettant à cette version de la réalité de prendre forme sous vos yeux. C’est bien souvent totalement inconscient, et c’est une bonne chose, car si nous avions conscience de vivre dans ce qui représente au final une vaste illusion, nous ne trouverions pas grand intérêt à la vie sur Terre, mais le fait est que ce que nous observons à l’extérieur de nous n’est pas une réalité figée. C’est seulement la version de la réalité qui correspond à notre vérité intérieure, et en faisant du ménage de ce côté, nous allons automatiquement commencer à observer une nouvelle version de la réalité à l’extérieur de nous.
Si vous voulez trouver des « preuves » que ça fonctionne bien ainsi, il vous suffit de regarder un peu en arrière. Si vous êtes honnête avec vous-même et que vous faites le comparatif entre les expériences vécues, agréables comme moins agréables, et ce que vous aviez tendance à croire et à penser à ce sujet, vous n’aurez aucune difficulté à voir clairement à quel point la pensée affecte la matière.
De nos jours, même la science a démontré l’impact de notre pensée sur notre monde physique (cherchez sur votre moteur de recherche, vous trouverez). Comme le dit Franck Lopvet dans son livre « Un homme debout », de nos jours, refuser de reconnaître le lien qui existe entre la pensée et la matière, c’est purement et simplement de la mauvaise foi, mais à chacun son truc, on a le droit de ne pas vouloir reconnaître ce lien. On a le droit d’avoir la trouille de ce que ça implique. On a le droit de préférer se percevoir comme une victime impuissante de la vie plutôt que comme un Dieu
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