désapprouver au point de nous rejeter tout en nous privant de son Amour. Il peut dans ce cas être plus confortable d’imaginer le Grand Tout comme une sorte d’être humain géant, avec les mêmes caractéristiques, et du coup, les mêmes limites. Vu sous cet angle, on part donc du principe que pour que l’Univers sache ce que l’on désire et qu’il puisse donc se bouger le popotin pour nous ramener ce qu’on a demandé (ou nous fournir en tout cas les situations et circonstances dont nous avons besoin pour que ça prenne forme), il faut le formuler clairement, insister, un peu, beaucoup ou à la folie juste au cas où l’autre en face serait dur de la feuille ou de mauvaise volonté. Ensuite, il faut vérifier qu’il a bien fait son job et qu’il ne va pas nous planter en cours de route. Parce qu’il est bien connu que l’Univers n’est pas fiable… C’est un débutant dans son job et on ne peut pas lui faire vraiment confiance… Il risquerait de faire tout un tas de boulettes en cours de route… Ah non, ça c’est juste pour les humains en fait 🙂 Bref, vous aurez compris l’idée. Quand on a le sentiment que quelqu’un ou quelque chose d’autre en face, de plus grand que nous, tire les ficelles et peut approuver ou non ce que nous lui demandons, alors nous avons tendance à penser que si nous ne sommes pas suffisamment clairs, précis, harcelants (oups), nous risquons de ne rien voir arriver de nos petits et grands rêves (surtout les grands d’ailleurs, parce qu’on CROIT qu’il est plus difficile de manifester quelque chose d’imposant que ce qu’on perçoit comme un tout petit rien, mais ça, c’est une croyance limitante de plus ! )
Alors mettons immédiatement ceci au clair : il n’existe PAS de force supérieure à nous. Nous sommes un tout, un ensemble, chaque morceau étant composé des mêmes caractéristiques, exactement. L’ensemble s’est en quelque sorte divisé en des tas de petits morceaux différents pour avoir la possibilité de faire des expériences concrètes, ce qui n’est possible que dans notre monde de dualité. Je vais d’ailleurs reprendre les exemples cités dans « Conversations avec Dieu » pour clarifier la chose… Comment peut-on savoir ce que c’est que le chaud s’il n’y a que le chaud ? On ne peut pas. Pour savoir que le chaud est ce………… STOP… démonstration en direct de quand la vie participe activement à ce que vous êtes en train de faire… Une guêpe vient de rentrer par la baie vitrée que j’ai laissée ouverte derrière moi puisque le chat est à l’étage du dessus, probablement vautré sur mon fauteuil de bureau à ronronner allègrement de pouvoir faire une sieste sans être embêté par les toutous qui sont avec moi. Ces messieurs dames de leur côté peuvent donc circuler librement pour aller au jardin plutôt que de m’interrompre toutes les 30 secondes en grattant à la vitre pour sortir (ou juste pour renifler l’air du dehors sans avoir la moindre envie d’aller faire un tour). Bref. La guêpe est donc rentrée, m’a fait sursauter parce que j’ai les pétoches des trucs qui piquent, et je viens de me prendre une douche express avec mon café… chaud ! (évidemment) pour ensuite partir en courant autour de la table en poussant des petits cris, la bouche fermée bien sûr parce que j’ai toujours en tête les conseils de maman qui me disait de fermer la bouche histoire de ne pas gober en plus la guêpe ou le frelon selon ce qui était en train de me poursuivre à ce moment- là. Pour en revenir au café, ce qui m’a permis de vivre cette magnifique expérience de contraste (……….) c’est de connaître aussi ce qu’on appelle le froid. Sans ça, j’aurais pu savoir que le chaud existait, j’aurais pu connaître cette notion, mais je n’aurais pas pu savoir ce que ça voulait dire concrètement. Là, grâce à la dualité que nous vivons sur le plan terrestre, j’ai pu faire l’expérience concrète du chaud (whoua trop cool !) et puis aussi du mouillé tant qu’à faire ! Et au passage, nous aurons assisté ici à une magnifique manifestation instantanée… J’écris « chaud », j’expérimente « chaud ! » une seconde plus tard.
Au niveau de l’âme (et donc aussi de l’Univers) on dispose de la connaissance absolue. On a la théorie si vous voulez, le bouquin (genre encyclopédie méga XXL) qui nous décrit en long, en large et en travers ce que c’est que de nager et les sensations qu’on peut ressentir quand on est dans l’eau. Ok, super. C’est bien, on sait, trop cool. Le fait est que tant que vous n’aurez pas plongé dans la piscine (ou la baignoire de bébé pour nos premières expériences aquatiques post-accouchement) vous ne pourrez pas savoir comment c’est concrètement que d’être dans l’eau. Il n’y a qu’en vivant la chose qu’on peut savoir ce qu’on ressent vraiment à ce moment-là. Tous les descriptifs du monde, aussi détaillés qu’ils puissent être, ne pourront jamais remplacer l’expérience. Et c’est ce saut-là qu’on est venus vivre sur Terre.
Il n’y a qu’en étant un être humain incarné qu’on peut passer du savoir à l’expérience. Sans le corps, on ne peut qu’avoir la théorie, et elle peut être aussi riche qu’elle veut, elle ne le sera jamais
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