sans doute pas prêté attention. Mais quand le message revient ainsi à répétition, avec parfois une insistance encore beaucoup plus grande que celle évoquée ici, on finit par entendre le message et par aller voir ce truc qu’on nous remet constamment sous le nez pour se rendre compte que ce qui vient de se manifester sous nos yeux n’est autre que la réponse parfaite à l’un ou l’autre de nos souhaits, que nous ayons formulé clairement ce souhait ou que celui-ci soit resté logé dans notre inconscient. En somme, c’est le livreur personnel de l’Univers qui vient sonner à notre porte avec notre colis, et comme on n’a pas entendu la sonnette le premier coup, il en remet un deuxième coup, peut-être même un troisième. Il pourrait aussi frapper à la porte, agiter ses bras devant la fenêtre en criant « Hé, j’ai vot’ paquet ma ptite dame, vous le voulez ou pas ? Non, parce que ça fait quand même des mois qu’on vous entend vous plaindre de votre « vie de m…. » et réclamer une porte de sortie, alors ce serait bien aussi d’accepter de recevoir ce que vous avez demandé quand on vient vous le livrer hein !» ou alors il va nous appeler sur notre portable pour nous prévenir de la livraison (bah oui, je vous ai bien dit que l’Univers disposait des moindres détails du tableau. Notre numéro perso en fait partie).
Ce genre d’épisodes m’est déjà arrivé tellement de fois (enfin, pour la partie « arrivée d’un même message à travers plusieurs sources différentes n’ayant aucun lien entre elles ») qu’il ne m’est plus possible de douter. Mais pour ce qui est de notre pouvoir créateur égal en tous points à celui de cette énergie globale qu’on considère généralement comme supérieure à nous, le doute est finalement notre ami, car c’est précisément le fait de ne pas avoir une certitude totale et absolue qui nous permet de continuer à vivre le grand jeu de la vie « normalement ». Si nous devenions totalement clairs sur le fait que nous sommes des dieux vivants, quel intérêt y aurait-il encore à être incarnés ? Aucun. C’est donc une sorte de barrière de sécurité pour nous, de la même façon que même si nous avons de fermes convictions au sujet de la vie après la mort et que nous sommes nombreux à être persuadés que la vie au-delà doit être une expérience magnifique, nous avons malgré tout la trouille de mourir, et de ne rien trouver finalement de l’autre côté (ou alors un truc vraiment pas cool qui ressemblerait à ce qu’on voit dans certains films d’horreur). C’est ce doute, même s’il est infime, qui nous permet de poursuivre notre expérience sur Terre dans de bonnes conditions et qui donne tout son intérêt au « jeu ». (Finalement mon article Facebook a fait des petits, et à force de m’étaler je ne sais plus où je voulais en venir 🙂 L’avantage de l’écriture c’est qu’on peut tranquillement aller chercher le fil perdu sans pour autant que ça crée une interruption pour le lecteur héhéhé ).
Il n’y a donc pas de force supérieure ou d’élément extérieur à nous qui viendrait valider (ou pas, le saligaud !) nos demandes. Nous obtenons dans la matière ce qui correspond physiquement à l’énergie qui se dégage de nous, point. Nous obtenons un simple reflet, sous forme concrète, de la vibration que nous émettons. Du coup, puisqu’il n’y a pas d’imbécile en face qui risque de ne pas comprendre ce qu’on lui demande, et puisqu’il n’y a en fait même pas besoin de demander quoi que ce soit à qui que ce soit, car on reçoit systématiquement ce que l’on vibre (qu’on le sache ou pas, qu’on le veuille ou non), viser le bonheur, sans rien ajouter de plus, ça suffit !
Quand vous vous imaginez heureux, vous vous voyez peut-être le sourire aux lèvres dans un endroit que vous adorez ou qui vous fait rêver, détendu, serein, en bonne compagnie (la bonne compagnie pouvant être la solitude) et ainsi de suite. Peut-être même que vous ne détaillez pas à ce point et survolez simplement ce sentiment apaisant qu’on ressent quand on pense simplement à « être heureux » (faites le test, là tout de suite. Arrêtez tout ce que vous êtes en train de faire et fixez votre attention quelques instants sur « être heureux » ou juste sur « heureux » ou encore « bonheur », et observez comment vous vous sentez). Donc, quand vous songez au fait d’être heureux, il ne vous viendrait pas à l’idée d’imaginer par exemple une vie de couple au top alors que vous devriez dormir sous un pont, n’est-ce pas ? Ou alors vous n’imaginez pas être riche à millions tout en accumulant les problèmes de santé au point de ne pas pouvoir profiter réellement de votre fortune… Evidemment que non. Quand on s’imagine heureux, même si c’est implicite, on imagine forcément un bonheur global, total, une super promo dans le grand magasin de la vie qui nous
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