permettrait de repartir avec le lot complet qui couvrirait tous les aspects de notre existence. Ça semble totalement logique et évident, à tel point qu’on ne se pose même pas de question à ce sujet.
Et à côté de ça, on arrive encore à imaginer qu’une part de nous pourrait ne pas être déjà au courant à moins qu’on ne précise les moindres détails de notre demande sans en oublier un seul… On imagine avoir besoin de préciser qu’être heureux pour nous, c’est avoir ET l’amour ET l’argent ET le job de rêve ET la bonne santé ET le corps qui nous convient ET tout ce qu’on pourrait vouloir d’autre…
Ça me fait penser à ces gens qui se sentent obligés de préciser qu’ils veulent de « l’abondance positive » dans leur vie parce qu’ils s’imaginent que s’ils ne précisent pas, on pourrait leur amener une abondance de problèmes…
On récolte seulement et uniquement ce que l’on vibre, et le seul moyen de récolter une abondance de problèmes, c’est de passer tout son temps à lister tout ce qui cloche dans son quotidien, ou de continuer à croire que la vie est une ennemie, qu’on est censés payer pour nos soi-disant péchés, etc. Il ne s’agit que de croyances et de rien d’autre que ça.
Pour en revenir au bonheur, on se sent obligés de préciser et de lister pourquoi ? Parce qu’une part de nous s’imagine encore qu’en face, il y a l’équivalent d’un être humain qui va dire oui à certaines demandes et non à d’autres, qu’il faut une validation extérieure, sans quoi on n’obtiendra jamais ce que l’on souhaite (il y a aussi ceux qui imaginent encore que ce que nous percevons comme étant la réalité est un élément unique dont il faudrait se partager les ressources, mais nous y reviendrons un peu plus loin avec la notion de multivers, chaque chose en son temps).
Ce que je vous dirais à ce sujet, c’est que la seule validation dont nous avons besoin, c’est la nôtre. Quand ça coince dans un domaine ou un autre, c’est parce que NOUS n’autorisons pas les choses à bouger, souvent parce que NOUS avons la trouille, ou alors, parce que NOUS cultivons encore certaines croyances erronées, c’est tout. C’est juste ça.
Si vous creusez un peu et que vous acceptez de regarder en face ce qui bloque a priori dans votre vie, vous allez vous rendre compte qu’il y a TOUJOURS un bénéfice secondaire à rester figé sur place et à ne pas obtenir ce que vous dites vouloir. Et c’est OK comme ça. C’est humain d’avoir peur et c’est tout aussi humain de traîner encore certaines croyances derrière soi. Mais le fait est qu’il n’y a rien ni personne à accuser au dehors de nos non-aboutissements. Et il n’y a pas plus à s’accuser soi-même d’ailleurs. C’est juste que c’est bien NOUS qui ne permettons pas à ce que nous disons vouloir de prendre forme sur notre chemin, parce que nous avons généralement peur de quelque chose ou parce que, pour une raison ou une autre qui nous échappe encore, nous ne voulons pas vraiment ce que nous sommes pourtant persuadés de vouloir dans l’instant.
De cette façon, nous ne permettons pas à l’homme ou à la femme de nos rêves d’arriver vers nous parce que nous avons peut-être peur d’être jugés, vus comme insuffisants, de nous montrer sans notre carapace, vulnérables, avec nos faiblesses, et d’être alors rejetés (parce que NOUS continuons de nous regarder comme insuffisants et pas à la hauteur).
Nous ne permettons pas à un super job d’arriver parce que NOUS avons peur de ne pas être suffisamment compétents, de ne pas pouvoir assumer, nous avons la trouille de sortir de notre zone de confort et ainsi de suite.
Nous ne permettons pas à l’argent d’affluer parce que NOUS sommes persuadés de ne pas le mériter, ou alors que nous allons devoir payer quelque chose en retour et voir un autre domaine péricliter, ce genre de choses.
Nous ne permettons pas à notre corps de prendre la forme désirée parce que NOUS avons peur de devenir réellement attirants (à nos propres yeux pour commencer) et donc de devoir nous exposer
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