au risque d’une nouvelle déception amoureuse, par exemple, ou alors au risque d’être « aimés » seulement pour notre carapace alors que nous voulons être aimés pour qui nous sommes « réellement », à l’intérieur.
On pourrait poursuivre avec ce type d’exemples pendant des heures. D’une façon ou d’une autre, si on regarde ce qui se passe en nous (et si on regarde de la même façon nos soi-disant échecs passés), on se rend systématiquement compte que c’est NOUS qui disons non, en tout cas sous la surface, parce que NOUS avons peur de quelque chose. A chaque fois que vous avez clairement dit oui à ce que vous prétendiez vouloir, vous l’avez obtenu. Ça a été bingo à tous les coups. Et à chaque fois que vous avez eu la trouille de quelque chose, ça a échoué et vous avez fini soit par vous dire que c’était une question de destin, ou alors que la vie vous réservait quelque chose de mieux (alors que la vie s’en fiche royalement de comment on trace notre chemin ici bas), etc.
C’est TOUJOURS une question de permission. Une permission INTÉRIEURE, et dès qu’on devient clair là-dessus, on se rend compte qu’il n’y a plus à avoir peur de quoi que ce soit, et on peut enfin commencer à se détendre et accepter de se laisser porter par la vie au lieu de vouloir tout contrôler, y compris chaque détail de nos commandes.
Si vous visez le bonheur, ça suffit vraiment. Vous avez parfaitement le droit bien sûr de viser des objectifs plus précis si ça vous amuse d’aller dans ce sens, mais faites-le vraiment pour cette raison- là, parce que vous adorez participer consciemment au processus, et dans ce cas, laissez tout de même la porte ouverte à d’autres possibilités, car bien souvent, on croit vouloir quelque chose pour se rendre compte un peu plus loin sur le chemin qu’on ne le voulait pas vraiment (on y revient).
Parfois aussi, on croit vouloir une chose alors qu’en fait, cette chose n’est que le « comment » notre véritable souhait est censé arriver, d’après nous. Par exemple, vous voulez peut-être avoir plein d’argent. Vous pensez que c’est ça que vous voulez vraiment. Mais si vous creusez un peu, ce dont vous avez peut-être réellement envie au fond, c’est d’être zen, de ne plus avoir à vous sentir pris à la gorge par les factures, de vous la couler douce. Vous voulez en réalité vous sentir libre, et pourquoi voulez-vous vous sentir libre ? Pour vous sentir plus heureux… Du coup, quand vous visez l’argent, vous essayez en réalité de déterminer COMMENT votre bonheur est censé arriver jusqu’à vous, et vous fermez ainsi un certain nombre de portes au lieu de laisser la vie tracer le chemin le plus court pour vous. Vous êtes en gros en train de vous acharner à vouloir ouvrir la porte que vous avez devant vous, à tambouriner dessus comme un ours enragé sans voir le moindre mouvement prendre forme, alors que toutes les autres portes tout autour sont grandes ouvertes, n’attendant que votre arrivée.
De la même façon, viser la liberté, le sentiment de zénitude, c’est déjà plus large, on englobe déjà beaucoup plus de possibilités là-dedans, mais ça reste encore une limite parce que le véritable souhait derrière, c’est toujours d’être plus heureux.
Derrière chacun de nos souhaits, sans exception, il y a le désir d’être plus heureux, du coup, se «contenter» de viser le bonheur suffit réellement. C’est une façon de laisser toutes les portes ouvertes. On laisse à la vie la possibilité de nous amener TOUT ce qui va venir nourrir notre joie au lieu de mettre des barrières de tous les côtés en cherchant à contrôler comment notre joie est censée arriver jusqu’à nous. Et quand vous laissez toutes les portes ouvertes, et que vous donnez la possibilité à la vie d’utiliser tous les moyens à sa disposition, vous allez automatiquement inviter TOUT ce qui viendra vous combler, ce qui veut dire et l’amour et l’argent et le job et la santé et le corps qui vous convient, etc. Sauf que là, c’est ce qui vous conviendra réellement que vous allez attirer à vous, et plus ce que vous CROYEZ vouloir, avec le risque de vous rendre compte par la suite que finalement ça ne cadrait pas tant que ça avec vos souhaits. La vie sait déjà ce que nous voulons réellement, ce qui nous tient le plus à cœur. Il est inutile de le lui dire, et il n’est même pas utile de chercher à le clarifier en nous. La clarification nous permet de définir des lignes directrices pour passer à l’action ou pour diriger nos pensées dans une certaine direction si nous voulons participer activement au processus, mais ce n’est pas nécessaire pour que notre vie bouge de la plus jolie façon qui soit.
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