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2.Tout ce que je crois devient vrai…

Nous allons aborder ici un gros chapitre de ce livre pour procéder au démontage d’un certain nombre d’idées limitantes. J’avais commencé à écrire sur ce sujet dans le but de consacrer un ouvrage entier à ce type de travail, mais mon envie me portant aujourd’hui à revisiter le processus créatif dans sa globalité, je vais plutôt inclure les lignes précédemment écrites par ici.

Une petite précision pour commencer au sujet de notre implication dans tout ce qui se manifeste dans notre expérience concrète de la vie, surtout du côté des éléments les plus désagréables : nous sommes créateurs à 100% de nos vies, oui ! Mais cela ne signifie pas pour autant que c’est de notre faute quand il nous tombe une tuile sur la tête, que nous avons choisi consciemment de vivre ces épreuves. Même si je reste persuadée que nous ne vivons jamais rien qui ait pour but de nous faire du tort ou de nous blesser gratuitement, je crois que face à certaines douleurs, il est important de laisser tomber toute tentative de justification, de « raison divine » d’avoir vécu la chose, pour simplement faire face à ce que nous ressentons dans l’instant.

Quelles que soient les raisons qui pourraient faire qu’à un autre niveau (au niveau de l’âme) l’expérience vécue puisse avoir un rôle et une utilité, au niveau humain, il y a un certain nombre d’épreuves qui sont tout bonnement inacceptables, auxquelles on ne peut trouver aucune raison valable d’avoir eu lieu. Se donner le droit de ressentir les choses ainsi plutôt que de vouloir à tout prix ouvrir les bras à ce qui nous fait si mal sous prétexte d’être dans un cheminement spirituel me paraît bien plus censé et sain, et source de soulagement aussi.

D’ailleurs, croire qu’en tant qu’humains, nous sommes censés devenir des êtres parfaits, « divins », qui ne seraient faits que de lumière, est à mon sens une énorme croyance limitante de plus. Nous sommes déjà des êtres divins, avec tout ce qui compose notre humanité, entendez par là la TOTALITE de ce que nous sommes, y compris ce que nous appelons « défauts ». Eh oui ! La spiritualité, bien qu’ayant ouvert de nombreuses portes, a aussi fait beaucoup de dégâts en parallèle en nous faisant croire que le but de la vie était d’atteindre, en étant incarnés, le positionnement d’un être baignant dans un amour totalement inconditionnel, ne portant jamais de jugement, ne se sentant jamais bousculé par quoi que ce soit, disant amen à tout et à tout le monde, n’ayant que des qualités et ainsi de suite… Mais ça les amis, ça ne s’appelle pas « être humain », et toute personne qui prétendrait ne plus jamais porter de jugement sur quoi que ce soit serait tout simplement en train de dire un gros mensonge, et peut-être d’ailleurs de se mentir à elle-même.

Si nous observons avec sincérité ce qui se passe en nous au quotidien, nous nous rendons aisément compte qu’il nous arrive régulièrement de juger tout et n’importe quoi, n’importe qui aussi, et c’est parfaitement OK comme ça. L’époque à laquelle nous vivons et la propagation du développement personnel a eu évidemment de nombreuses conséquences positives pour nous tous, mais il existe aussi un revers à cette médaille, et il me semble important de l’exposer ici, car lorsqu’on nous propose de tous les côtés de nous défaire de tels ou tels aspects qui nous posent souci en nous (et j’ai moi-même cherché et partagé pendant longtemps bon nombre de techniques censées nous libérer de notre ego, d’un mental trop envahissant et ainsi de suite) que nous dit-on en réalité ? Eh bien on nous dit que tels que nous sommes, nous ne sommes pas suffisants, pas dignes d’être aimés…

Ça pique, n’est-ce pas ? Si on revisite rapidement toutes les démarches que nous avons pu faire pendant parfois 10, 20 ou 50 ans pour chercher à nous transformer, à éradiquer toutes les parts de nous qu’on trouvait non acceptables, pas correctes, pas suffisantes, etc., on se rend rapidement

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