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Donnez-vous le droit de ne pas y arriver pour le moment, d’être encore en train de vous rejeter, de ne pas trouver le chemin pour vous accepter, ce qui vous fera en fait faire un pas supplémentaire vers cette fameuse acceptation ! Accepter ce qu’on ressent plutôt que de chercher à le nier c’est aussi une manière de s’accepter un peu plus…

Soyez simplement honnête vis-à-vis de ce que vous ressentez plutôt que de CROIRE que vous DEVEZ à tout prix arriver à vous aimer. Reconnaître ce que l’on ressent, notamment quand ce qui se passe en nous est clairement désagréable, est aussi une source de libération et de soulagement, et tout ça contribue à modifier notre vibration, et donc notre expérience concrète dans le sens qui nous arrange (héhé!)

Le but par ailleurs n’est pas nécessairement de s’aimer soi-même, mais simplement de s’accepter, de se prendre tel que l’on est, en entier, avec tout ce que ça implique, et de voir que malgré ce qui peut nous déplaire en nous (et que nous avons le droit de ne pas aimer), nous sommes et avons toujours été dignes d’amour. Eh oui, même avec votre caractère de cochon vous êtes digne d’amour ! La vie n’est-elle pas merveilleuse ? 🙂

Ce qui nous emmène bien souvent sur de fausses pistes, c’est que depuis l’enfance, on nous laisse entendre que tels que nous sommes, nous ne sommes pas acceptables. Que ce soit par rapport à notre caractère, notre personnalité, nos aptitudes, notre façon d’être ou notre physique, le message qui n’a eu de cesse de nous parvenir c’est : « Tel(le) que tu es, ça ne va pas ! Tu dois changer ! » et évidemment, ceux qui nous ont transmis ce type de messages en ont eux-mêmes été les victimes dans un passé plus lointain.

Il ne s’agit pas de trouver un coupable, mais simplement de comprendre qu’on nous a transmis un certain nombre de croyances, d’idées fausses à notre sujet, au sujet de qui on était « censés » être, de comment on était « censés » se comporter, et parce que nous y avons cru, nous avons commencé à orienter nos choix et nos actes dans ce sens, persuadés qu’être « juste » nous-mêmes ne serait jamais suffisant pour qu’on puisse nous aimer vraiment, nous apprécier sincèrement et durablement, et ainsi de suite. La vie est devenue une sorte de mascarade où chacun a commencé à faire semblant d’être qui il n’était pas pour tenter de mieux convenir aux autres, se pliant bien souvent en quatre pour tenter de trouver de quelle façon il/elle allait pouvoir se rendre aimable aux yeux de X ou de Y.

Et bien sûr, les messages véhiculés par les médias sont venus appuyer un peu plus cette idée en nous montrant constamment des corps « parfaits », selon les critères de la société, corps bien souvent retouchés via Photoshop et compagnie pour être amincis, lissés, transformés de sorte à cadrer avec un certain idéal tout en nous disant indirectement : « Voilà à quoi vous devriez ressembler. Si vous n’êtes pas comme ça, laissez tomber, personne ne voudra jamais de vous (alors achetez donc nos super crèmes et autres compléments alimentaires qui vont enfin vous rendre beaux et désirables aux yeux de tous ! C’est votre seule chance !) »

Mais une fois qu’on redescend sur Terre et qu’on observe un peu les gens autour de nous, on se rend compte qu’on ne vit pas dans un monde de poupées Barbie (ouf!) Il y a tout un tas de gens qui gravitent autour de nous, tous différents les uns des autres. Certains vont nous plaire, d’autres pas, et c’est pour chacun la même chose, sauf que tout le monde n’évalue pas les autres selon les mêmes critères. Ce que certains trouveront désagréable ou laid, d’autres vont l’adorer ou alors ça ne les préoccupera même pas. Et il y a bien sûr une infinité de nuances entre ces deux extrémités. Ce que les autres aiment ou pas chez vous ne rend pas ces aspects aimables ou non. Vous êtes juste qui vous êtes, et l’avis des autres à votre sujet est juste une appréciation extérieure, personnelle, en fonction de ce qui est vrai pour l’autre, et croire que parce qu’on ne ressemble pas à un mannequin de magazine, on ne peut pas être aimé sincèrement ou désiré est complètement faux, et heureusement pour la grande majorité d’entre nous. Même topo évidemment pour tout ce qui a trait à notre personnalité, notre façon d’être et tous les aspects plus subtils de notre personnalité. Certaines personnes voient par exemple la timidité comme un handicap et voudraient à tout prix se défaire de la leur parce qu’ils détestent être aussi mal à l’aise avec les autres, ou alors ils

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